Major Drilling voit ses revenus chuter

MONCTON – Major Drilling, une entreprise basée à Moncton, a publié les résultats de son troisième trimestre lundi. L’entreprise affiche une perte nette de 12,8 millions $, mais ses dirigeants demeurent convaincus que l’industrie retrouvera sa bonne mine.

Les revenus de Major Drilling (TSX: MDI) ont atteint 71,8 millions $ au troisième trimestre. À pareille date en 2013, ils étaient de 123,2 millions $. Il s’agit d’une diminution de 42 %.

Le chef des services financiers de l’entreprise, Denis Larocque, soutient que les résultats de l’entreprise ne font que refléter la tendance de l’industrie au cours des derniers mois.

«Ça fait quelques trimestres que c’est en baisse. Tous les marchés miniers sont à la baisse depuis les 12 derniers mois. C’est même le cas pour les compagnies d’or pour qui le stock a baissé de 40 % à 50 %. Au niveau de l’activité, le marché minier suit donc cette tendance. Nous ne sommes donc pas différents de nos compétiteurs», a précisé M. Larocque.

Par ailleurs, le troisième trimestre engendre généralement une perte en raison d’un mois d’inactivité durant la période des Fêtes et, donc, une perte de revenus.

La compagnie qui se spécialise dans le forage demeure tout de même en bonne posture financière avec 33,6 millions $ en liquidité après 7,9 millions $ en versement de dividende aux actionnaires. En somme, l’entreprise est sans dette.

«On ne prend pas de dette sur notre bilan. Alors quand les choses ne tournent pas trop, nous ne sommes pas dans la misère alors que nos compétiteurs ont des dettes et certains sont sur le bord de la faillite. Ce n’est pas le cas pour nous», a expliqué le chef financier.

En bonne position, Major Drilling pourrait être intéressé par des acquisitions d’entreprise, mais elle ne se dit pas intéressée par les gros joueurs de l’industrie. Elle a toutefois un œil ouvert sur des divisions de grandes entreprises et de plus petits joueurs.

«Nos plus gros compétiteurs n’ont pas la même stratégie que nous, alors ça ne nous intéresse pas vraiment. Cependant, certains d’entre eux pourraient avoir des divisions dans certains pays qui pourraient nous intéresser. Nous pouvons être aussi intéressés par de petits joueurs. Nous gardons les yeux ouverts, mais nous n’avons pas joué de pions encore», a avancé M. Larocque.

La chute libre du marché minier semble s’être arrêtée, selon M. Larocque, qui entrevoit une lente reprise. Elle ne sera pas fracassante au cours des 12 prochains mois, mais les 36 prochains mois, il pourrait y avoir une bonne remontée.

«Pour nous, on prévoit qu’il y aura une très grande demande qui ne pourra pas être comblée. C’est donc juste une question de temps avant que notre industrie reprenne. Je ne pense pas qu’il y aura une grande reprise dans les 12 prochains mois, mais certainement d’ici trois ans il y aura un grand manque de ressources à combler», a-t-il indiqué.

«Douze mois passés, on regardait par en bas et aujourd’hui on regarde vers le haut», ajoute-t-il.

Major Drilling possède plus de 700 foreuses et est présente aux États-Unis, en Amérique du Sud, en Australie, en Asie et en Afrique.