Investissement minier: le N.-B. demeure l’une des destinations les plus prisées

TORONTO – Le Nouveau-Brunswick se classe au deuxième rang au Canada et au septième rang dans le monde pour sa politique minière, selon le dernier sondage mené par l’Institut Fraser auprès des sociétés minières.

«Le Nouveau-Brunswick continue de se maintenir en tête du classement dans le monde comme destination pour l’exploration et l’exploitation minières», déclare le ministre de l’Énergie et des Mines, Craig Leonard.

M. Leonard fait partie de la délégation du gouvernement provincial qui assiste au congrès international de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs, à Toronto. La délégation fait la promotion du Nouveau-Brunswick comme région idéale où mener des activités d’exploration et d’exploitation minières.

«Depuis notre arrivée au congrès, les participants nous disent que le Nouveau-Brunswick est un excellent endroit où faire des affaires», affirme M. Leonard.

Le rapport de l’Institut Fraser a été rendu public le 3 mars, le jour même de l’ouverture du congrès. Il classe le Nouveau-Brunswick immédiatement avant Terre-Neuve-et-Labrador, précédé seulement de l’Alberta, comme province ayant la meilleure politique minière au pays.

Le Nouveau-Brunswick se classe parmi les 10 principaux territoires du monde pour la deuxième année consécutive, devançant le Nevada, Terre-Neuve-et-Labrador et la Norvège et devancé seulement par la Suède, la Finlande, l’Alberta, l’Irlande, le Wyoming et l’Australie-Occidentale.

«Le secteur minier est une grande source d’optimisme dans la province, a déclaré M. Leonard. La disponibilité du financement s’améliore, ce qui est une bonne nouvelle. L’exploitation minière génère des investissements, des emplois et des redevances. Elle occupera une place de choix dans nos efforts visant à rebâtir l’économie du Nouveau-Brunswick.»

L’Institut Fraser mène un sondage annuel auprès des sociétés d’exploration et d’exploitation minières depuis 1997. Il détermine les répercussions des réserves en ressources minérales et des politiques publiques comme l’imposition et la réglementation sur l’investissement dans l’exploration minière. Les résultats du sondage représentent l’avis des dirigeants et des gestionnaires de l’exploration dans les sociétés minières et les sociétés de consultation du secteur dans le monde entier. Le sondage comprend des données sur 112 territoires sur chaque continent, à l’exception de l’Antarctique, y compris sur des sous-régions nationales du Canada, de l’Australie, des États-Unis et de l’Argentine.

«Le Nouveau-Brunswick a une riche histoire minière et il abrite des gisements minéraux de classe mondiale», a dit M. Leonard.

Quarante-huit sociétés détiennent des claims miniers au Nouveau-Brunswick, et bon nombre d’entre elles poursuivent des activités d’exploration. De nombreux projets sont à l’étape de l’étude d’impact sur l’environnement ou font l’objet d’une étude de faisabilité. Il y a notamment le projet Sisson de la société Northcliff Resources, une mine de tungstène et de molybdène qui devrait devenir la plus grande mine au Nouveau-Brunswick en raison de sa capacité de production quotidienne de minerai. Ce projet devrait employer 300 Néo-Brunswickois pendant 27 ans.

L’agrandissement de la mine de potasse Picadilly de la société PotashCorp, dans la région de Sussex, et la remise en activité par Trevali de la mine Caribou produisant du plomb et du zinc, près de Bathurst, sont d’autres projets qui devraient bientôt prendre leur envol.