Plus de pétrole brut transitera bientôt par le port de Belledune

BELLEDUNE – L’administration portuaire de Belledune pourrait tirer profit de la croissance des marchés pétroliers. Plus de pétrole brut transitera par le port de Belledune, avec le projet d’une compagnie albertaine.

Le projet de plusieurs millions de dollars de l’entreprise Chaleur Terminals est rendu à l’étape de l’étude d’impact environnemental.

Cette filiale d’une compagnie de Calgary s’est déjà engagée pour son développement, à l’achat de 250 acres de terrains au port de Belledune.

L’automne s’annonce prometteur pour le port de Belledune, qui devrait connaître une augmentation d’achalandage grâce à des investissements en lien avec ce projet qui pourrait se concrétiser dans six à huit mois.

«La compagnie nous a donné un acompte pour des terrains et ça ira de l’avant si toutes les exigences environnementales sont respectées. Elle veut exporter du pétrole brut de l’Ouest et va construire de larges réservoirs pour l’entreposage. Ça va être un projet fantastique pour le port, assez majeur», a déclaré Rayburn Doucett, le président-directeur général du port de Belledune.

Le pétrole brut serait acheminé par train jusqu’à la région Chaleur, pour ensuite être expédié par mer aux clients de diverses destinations, notamment des États-Unis.

Le maire de Belledune, Ron Bourque, s’attend à ce que toute la question de sécurité soit soulevée lors de la rencontre d’information sur le projet, le 15 avril, au Centre récréatif et culturel de Belledune.

En effet, le désastre ferroviaire de Lac-Mégantic, au Québec, en juillet 2013, a semé des inquiétudes quant au transport de pétrole à travers les communautés.

«Il y aura de 120 à 150 convois qui vont arriver chaque jour ici. C’est certain qu’il va y avoir de l’intérêt pour ce qui va arriver et les autres maires et communautés vont s’assurer des mesures d’urgence s’il se passe quelque chose», a spécifié le maire Bourque.

«La différence avec Lac-Mégantic et ici, c’est que tout le monde va être au courant de ce qui sera dans les trains. Sur ce site, ça va être clair. Nous avons invité des représentants du chemin de fer du CN. Nous voulons que les réponses viennent des experts», a-t-il précisé.

La construction du projet devrait générer 250 emplois et de 30 à 50 travailleurs seraient en permanence sur le site pour son roulement quotidien.

Ce ne sera pas la première compagnie à entreposer des produits pétroliers au port. Irving Oil est un de ses clients. D’ailleurs, la compagnie a signé avec les autorités portuaires un contrat de 10 ans, l’an dernier, alors qu’auparavant elle renouvelait son entente annuellement.

LE CN ET LE CP SE DÉBARRASSERONT DE LEURS WAGONS-CITERNES DOT-111

MONTRÉAL – Les deux principaux transporteurs ferroviaires du pays ont annoncé qu’ils se débarrasseront ou moderniseront leurs flottes de wagons-citernes DOT-111, dans le cadre de démarches pour améliorer la sécurité sur les voies ferrées.

Le Canadien National a fait savoir mardi qu’il se débarrassera petit-à-petit, au cours des quatre prochaines années, de ses 183 wagons-citernes DOT-111 utilisés pour transporter du carburant diesel pour ses locomotives.

L’entreprise montréalaise a précisé mardi son intention d’investir 7 millions $ cette année pour remplacer ses 40 wagons.

Les 143 autres citernes seront graduellement retirées des rails au fur et à mesure que les contrats de location arriveront à échéance.

Selon le président du CN, Claude Mongeau, la conception de ce wagon-citerne était «l’un des principaux problèmes systémiques» liés à la catastrophe ferroviaire de Lac-Mégantic, l’été dernier, qui a fait 47 morts.

Du côté du Canadien Pacifique, des démarches sont en cours pour moderniser les près de 200 wagons-citernes controversés actuellement utilisés.

Au dire de la compagnie de Calgary, l’horaire de ces réparations sera bientôt finalisé. Aucune estimation des coûts n’était immédiatement disponible. – LA PRESSE CANADIENNE