L’usine Marché de poisson Lanteigne renaît de ses cendres

LE GOULET – Un peu plus d’un an après l’incendie qui a ravagé l’usine Marché de poisson Lanteigne à Baie-du-Petit-Pokemouche, les activités devraient reprendre à quelques kilomètres de là, dans une ancienne usine de transformation du village de Le Goulet, selon les informations de l’Acadie Nouvelle.

Au début du mois, la municipalité a annoncé son intention de modifier son plan municipal pour permettre le rezonage d’une parcelle située au bout du chemin Basile-Roussel afin que des activités industrielles y soient possibles.

Ce terrain est celui d’une ancienne usine de transformation fermée depuis plus de 20 ans. «Marcel Lanteigne a fait l’acquisition de cette ancienne usine qui appartenait aux produits de la mer de Le Goulet», a pu confirmer le maire de Le Goulet Wilfred Roussel.

«Dans un premier temps, cela devrait être pour faire de la manutention du homard», poursuit-il. L’Acadie Nouvelle n’a pu joindre mardi Marcel Lanteigne pour connaître plus en détail ses projets de relance et savoir si des activités de transformation du homard sont prévues à moyen terme.

«C’est intéressant pour le village», reconnaît d’ores et déjà le maire de Le Goulet Wilfred Roussel qui met en avant les retombées économiques pour le village. «Entre l’usine et les employés sur le quai à Le Goulet, ça pourrait faire grâce à M. Lanteigne de 10 ou 12 emplois qui seraient préservés après l’incendie de l’année dernière», estime le maire.

Selon lui, les travaux ont déjà commencé dans l’usine désaffectée de Le Goulet au courant de l’hiver.

C’est dans la nuit du 1er au 2 mai 2013 qu’un incendie s’était déclaré accidentellement dans l’usine de Marcel Lanteigne à Baie-du-Petit-Pokemouche. Le bâtiment construit dans les années 1980 avait été totalement rasé par le feu sans qu’aucun des ouvriers présents à ce moment-là ne soit blessé. Au plus fort de l’incendie, la CRC avait demandé aux résidants du quartier de quitter leur domicile alors que des flammes s’élevaient à près de 60 pieds de haut, selon les témoins.

Les pompiers de Shippagan, aidés de leurs collègues de Lamèque, avaient finalement réussi à maîtriser l’incendie aux premières heures du matin. Cet incendie avait été un nouveau coup dur pour les employés de cette usine de transformation qui avaient appris quelques semaines auparavant que l’entreprise allait réduire ses activités et ne pas procéder ce printemps-là à la transformation du homard.