Centre naval: d’autres négociations en cours, selon Paul Robichaud

BAS-CARAQUET – La construction navale semble être en voie de prendre son envol dans la Péninsule acadienne. Le gouvernement provincial et les responsables du Centre naval du Nouveau-Brunswick négocient actuellement avec d’autres entreprises intéressées par le secteur, indique le vice-premier ministre du Nouveau-Brunswick, Paul Robichaud.

Mercredi soir, une grande foule s’est rassemblée sur le quai de Bas-Caraquet afin d’être témoin de la mise à l’eau du Jean Cristelle, le premier navire construit dans la Péninsule acadienne depuis 2006.

Pour plusieurs, dont Paul Robichaud, la région vient de franchir une étape majeure dans le développement du chantier naval de Bas-Caraquet.

En entrevue avec l’Acadie Nouvelle, le vice-premier ministre laisse entrevoir une croissance importante de cette industrie dans la Péninsule acadienne dans un avenir rapproché.

«Le gouvernement et le Centre naval sont en train de négocier avec un autre constructeur majeur dans un domaine autre que la pêche à Bas-Caraquet», dit-il.

«Tout le monde est d’accord pour dire que c’est enfin parti, parce que les éléments manquants pour convaincre les deux paliers du gouvernement d’investir davantage dans les édifices, le ber cavalier et les autres infrastructures sont là maintenant. Je l’ai dit depuis le début, ça nous prenait du concret, un carnet de commandes et des compagnies prêtes à investir et c’est ce que nous avons en ce moment.»

Si le gouvernement se dit prêt à y mettre du temps et de l’argent, c’est parce que ce projet va profiter à l’ensemble de la Péninsule acadienne, souligne l’homme politique.

«Il faut avoir des projets régionaux, il ne faut pas que les municipalités basent leurs demandes par rapport à ce que font leurs voisins, mais par rapport à un besoin régional. Quand je regarde le projet de la construction navale, c’est toute la Péninsule qui va en bénéficier. La construction navale est intéressante parce qu’elle regroupe l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement de la région.»

L’offre d’un programme d’assemblage de métaux et de matériaux composites au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick – Campus de la Péninsule acadienne est une autre preuve que la province croit au potentiel de ce secteur.

«On veut tellement être prêts qu’on ne veut pas se faire dire que nous avons des contrats, mais pas de main-d’œuvre. La main-d’œuvre est là, elle est en train d’être formée.»