Foodland: des fermetures qui surprennent au Nouveau-Brunswick

EDMUNDSTON – Cinq magasins d’alimentation de la chaîne Foodland-Sobeys fermeront leurs portes le 5 juillet au Nouveau-Brunswick, dont deux dans les communautés francophones d’Edmundston et de Tracadie-Sheila. En plus d’être un choc pour les employés, la nouvelle a notamment surpris les clients au centre-ville d’Edmundston.

La chaîne Sobeys (et sa filiale Foodland) fermera une cinquantaine de magasins au pays. Les épiceries ciblées sont celles qui n’avaient pas des résultats financiers satisfaisants, selon la compagnie. Elle estime que cette action lui permettra de redresser sa situation économique.

Environ 60 % des magasins qui seront fermés se trouvent dans l’ouest du Canada. Au Nouveau-Brunswick, outre ceux d’Edmundston et de Tracadie-Sheila, les épiceries Foodland de Perth-Andover et Nashwaaksis subiront le même sort, tout comme le Sobeys de St. Stephen.

Les clients de Tracadie-Sheila ne pourront plus profiter d'un «avantage local». Jeudi, Empire Co., propriétaire des magasins Sobeys et Foodland, ont annoncé la fermeture de 50 magasins  au Canada, dont 5 au Nouveau-Brunswick. - Acadie Nouvelle: David Caron
Les clients de Tracadie-Sheila ne pourront plus profiter d’un «avantage local». Jeudi, Empire Co., propriétaire des magasins Sobeys et Foodland, ont annoncé la fermeture de 50 magasins au Canada, dont 5 au Nouveau-Brunswick. – Acadie Nouvelle: David Caron

La décision a surpris la direction du magasin Foodland d’Edmundston puisqu’aucune indication en ce sens n’avait filtré antérieurement. Une vingtaine de personnes qui perdent ainsi leur emploi. Ils en ont été informés mercredi soir lors d’une réunion du personnel.

Le Foodland était le seul magasin d’alimentation au centre-ville d’Edmundston. Des clients interrogés à la sortie de l’établissement, jeudi, se disaient tout autant surpris de cette fermeture. Leur option sera dorénavant de fréquenter le IGA et le Superstore, situés plus loin.

«C’est dommage. Je demeure au centre-ville et je viens ici environ trois fois par semaine parce que c’était l’épicerie la plus proche. Les prix et la qualité me convenaient. Il me semble par contre que moins de monde y venait. Nous n’aurons pas le choix d’aller ailleurs», a mentionné Jacqueline Cyr.

«Quand je suis en visite chez ma copine, c’est ici que l’on vient le plus souvent. C’est une surprise totale. On souhaite que quelqu’un d’autre prenne la relève. Entretemps, il faudra aller dans les deux autres magasins d’alimentation», a dit Daniel Comeau, un natif de Tracadie-Sheila.

«Nous magasinons beaucoup avec les spéciaux et il y a des produits ici qu’on ne trouve pas ailleurs. On y venait environ deux fois par semaine. Nous habitons Rivière-Verte et nous aurons toujours l’option d’aller au Foodland de Grand-Sault. Ça doit être désappointant pour les gens du centre-ville puisque c’était leur magasin», a souligné M. Thibodeau, de Rivière-Verte, qui a préféré ne pas dire son prénom.

À l’entrée du magasin Foodland du Grand Tracadie-Sheila, une pancarte avise les clients de la fermeture imminente du supermarché. Signe du malaise qu’entraîne la décision de la société néo-écossaise, la gérante du magasin Foodland s’est faite avare de commentaires. Des employés n’hésitent toutefois pas à exprimer leur déception avec les clients.

Les coûts liés à ces fermetures par l’entreprise néo-écossaise s’élèvent à 170 millions $.