Construction: forte hausse à Beresford

BERESFORD – La valeur de construction à Beresford a fait un bon de 58 % en 2013, en comparaison à l’année précédente. 2015 s’annonce positif, surtout qu’un promoteur immobilier veut achever son projet de 46 condominiums dans la municipalité.

Quelque 134 permis ont été délivrés l’année dernière pour une valeur de 6,3 millions $, contre 125 pour 4 millions $ en 2013.

La construction d’un Jean Coutu sur la rue Principale y est pour beaucoup, mais aussi les projets résidentiels par-ci, par-là.

«Je suis surpris d’arriver à la fin de l’année avec 2 millions $ de plus de valeur de construction. Nous avions pensé que 2014 aurait été stable, peut-être même un recul. Plusieurs de ces projets étaient sur la table depuis bien des années, mais ils ont débloqué l’an passé. On voit que ça bouge à Beresford. J’ose espérer qu’en 2015, nous en aurons autant», a souligné le maire Paul Losier.

Le promoteur Robert Basque va contribuer à l’essor immobilier de la municipalité, avec la construction de condominiums sur un terrain de sept acres qui avait été laissé à l’abandon pendant longtemps. Il avait débuté le projet l’automne dernier et a déjà bâti 10 logements sur 46.

«Si tout va bien, je devrais avoir fini à la fin octobre si je peux recommencer vers mars, avril. Cet hiver, c’était plus froid, donc plus difficile de travailler. Quand il fait beau, ça prend environ deux mois et demi pour faire 10 appartements», a spécifié le propriétaire des condos Harmony.

Malgré un loyer mensuel de 1 175 $ dans une région qui connaît des difficultés économiques, M. Basque n’a pas de doute sur le bien-fondé de son investissement.

«Je ne pense pas si, je pense oui, ça va se louer. Je suis le seul à en avoir. Tu peux rester dans un appartement de 700, 800 pieds carrés, mais si tu as eu une maison toute ta vie de 1 500, 2 000 pieds carrés, tu veux quelque chose de grand. Mes condos sont de 1 720 pieds carrés avec le garage. La superficie pour vivre est de 1 220 pieds carrés», explique-t-il.

«C’est une place pour les retraités, pas pour les jeunes. Des gens qui avaient décidé de déménager à Moncton m’ont appelé pour me dire qu’ils voulaient rester ici finalement. J’ai du monde de Baie-Comeau, Chicoutimi, Nouvelle-Écosse qui m’appellent pour se renseigner. Beresford va avoir plusieurs nouveaux résidants, ce qui est bon pour l’économie», vante-t-il.

Le site, qui a pignon sur rue, a abrité à une époque une station-service. Le sol a été décontaminé.