Un déficit anticipé de 255 millions $

FREDERICTON – Le déficit anticipé est passé sous la barre des 300 millions $ pour le troisième trimestre de l’année financière 2014-2015 au Nouveau-Brunswick.

Le ministre des Finances a dévoilé vendredi matin que le manque à gagner prévu est maintenant de 255,4 millions $, en baisse de 135,7 millions $, en raison notamment d’un paiement plus important de la taxe de vente harmonisée (93,3 millions $) et de l’aide financière en cas de catastrophe (61,1 millions $) en provenance du fédéral.

«Les dépenses continuent à dépasser les montants prévus au budget dans plusieurs ministères», a cependant ajouté Roger Melanson. Le ministère des Finances prévoit 82,5 millions $ en dépenses supplémentaires.

La lutte au déficit structurel demeure une priorité pour le gouvernement, a-t-il précisé, puisque la province ne pourra pas toujours compter sur des paiements uniques imprévus pour équilibrer ses finances.

«Les résultats du troisième trimestre offrent de bonnes nouvelles. Toutefois, la province est toujours dans une situation de déficit grave et structurel», a déclaré le ministre Melanson.

«Il faudra déployer d’autres efforts et prendre d’autres décisions difficiles afin de redresser notre situation financière et remettre le Nouveau-Brunswick en marche.»

Les dépenses des ministères de l’ Éducation (32,7 millions $), de la Sécurité publique (28,4 millions $), des Transports et de l’Infrastructure (8,7 millions $) et du Développement social (5 millions $) sont notamment en hausse.

Selon le critique de l’opposition officielle aux Finances, le gouvernement tient obstinément à réduire les dépenses au-delà du déficit réel afin de pouvoir dépenser davantage dans d’autres secteurs.

«Je comprends pourquoi ils veulent économiser de 500 à 600 millions $, a lancé Blaine Higgs. C’est parce qu’ils se sont engagés à dépenser des sommes énormes qui ne faisaient pas partie de notre plan. La province n’a pas les moyens de sortir son chéquier.»

Le chef du Parti vert est plutôt d’avis que le gouvernement est sur la bonne voie.

«J’apprécie l’approche du gouvernement concernant notre déficit et l’équilibre des finances, a confié David Coon. C’est une approche positive, pas une approche basée sur la peur. La dernière chose dont nous avons besoin, c’est de mettre la peur dans l’âme des Néo-Brunswickois concernant l’état de nos finances.»