Achat d’une maison: conditions les plus abordables en Atlantique

TORONTO – L’accessibilité à la propriété ne cesse de s’améliorer dans les provinces de l’Atlantique où les prix actuels du marché figurent parmi les plus faibles au pays.

Selon la dernière édition du rapport Tendances immobilières et accessibilité à la propriété publié mardi par Recherche économique RBC, les acheteurs de la région ont continué de connaître certaines des conditions les plus abordables du pays au quatrième trimestre de 2014.

Dans son rapport de 12 pages, la Banque Royale du Canada indique que la part de revenu qu’un ménage doit consacrer au paiement du coût de propriété dans en  Atlantique figure depuis longtemps parmi les plus faibles au pays.

Selon la RBC, les conditions des marchés de Fredericton, de Saint-Jean, de l’Île-du-Prince-Édouard, de Terre-Neuve, et jusqu’à tout récemment, de Moncton, ont été plus propices aux acheteurs, ce qui a mené à une certaine baisse des prix au cours de la dernière année. Des signes d’une légère reprise dans quelques marchés au second semestre de l’année dernière ont néanmoins été observés, dont ceux de Moncton et de Saint-Jean.

La RBC indique dans son rapport que l’accessibilité a tendance à s’améliorer depuis la fin de 2013, dans un contexte de faiblesse de l’activité sur les marchés et de stocks d’unités de logement à des niveaux historiquement élevés qui ont nettement limité les hausses des prix.

La Chambre immobilière de Saint-Jean indique pour sa part que 96 unités d’habitation ont été vendues en décembre 2014, ce qui représente une augmentation de 52,4% par rapport à un an plus tôt.

Sur une base annuelle, ce sont 1591 maisons qui ont changé de mains en 2014 à Saint-Jean, un nombre pratiquement identique par rapport à 2013.

Le prix moyen des maisons vendues en janvier 2015 dans la ville portuaire était de 143 466 dollars, soit une diminution de 18,6% par rapport au même mois en 2014.

En fait, selon l’Association canadienne de l’immeuble, le prix moyen d’une maison au Nouveau-Brunswick a chuté de 9% en un an, pour s’établir à 145 592 dollars en janvier 2015, soit moins de la moitié de la moyenne nationale.

À titre d’exemple, le prix moyen pour une habitation à Vancouver est de 827 558 dollars.

«Les tendances du marché de l’habitation dans les Maritimes continuent de s’améliorer», indique Beth Crosbie, la présidente de l’Association canadienne de l’immeuble.

À l’échelle nationale, les ventes résidentielles ont chuté de 3,1 % de décembre à janvier.

Selon la Banque Royale du Canada, de solides hausses de prix en Ontario ont joué un rôle clé dans la légère érosion de l’accessibilité à la propriété au Canada au quatrième trimestre de 2014.