Cyriaque Kiti veut ouvrir les portes de l’Afrique

EDMUNDSTON – Un consultant établi à Edmundston veut servir d’intermédiaire pour aider les entreprises de l’Atlantique à percer les marchés de l’Afrique qui sont en constante croissance depuis quelques années.

Originaire du Bénin, Cyriaque Kiti habite au Canada depuis une quinzaine d’années. Établi à Edmundston, il vient de lancer AFREMAC Consulting Inc. (Africa Emerging Markets Atlantic Canada), une entreprise de consultation en développement d’affaires international et en soutien à l’exportation.

«Notre rôle est d’accompagner les entreprises de l’Atlantique qui désirent exporter des produits ou services en Afrique. Elles semblent intéressées, mais ne savent pas comment s’y prendre», a-t-il mentionné lorsque joint mardi à Washington.

Selon lui, il est le seul intermédiaire au Nouveau-Brunswick et en Atlantique à offrir un tel service aux entreprises.

«La Chine, l’Europe et l’Amérique du Sud sont des endroits ciblés pour les exportations de l’Atlantique et du Nouveau-Brunswick. Mais il n’y a pas vraiment de développement avec l’Afrique, où le potentiel est énorme», a poursuivi celui qui possède une triple citoyenneté: du Bénin, du Togo et du Canada.

Il estime qu’il est important de bien connaître les deux cultures pour favoriser le développement de partenariats.

«Il y a d’énormes préparatifs avant de pouvoir exporter des produits ou services en Afrique. Ça peut prendre de six mois à un an. Nous nous chargeons de faire une étude de marché et la prospection».

Selon M. Kiti, l’Afrique vit actuellement une bonne croissance économique.

«Par le passé, les entreprises étrangères venaient en Afrique pour exploiter ses richesses et ne laissaient rien derrière elles. La conscience sociale s’est éveillée, et les entreprises doivent maintenant donner des compensations pour assurer un certain équilibre», a précisé M. Kiti.

AFREMAC Consulting Inc. cible plusieurs créneaux, notamment les technologies de l’information, l’agroalimentaire, la foresterie et les dérivés du bois, l’énergie, les produits de la mer, les infrastructures ainsi que la construction. M. Kiti entend se servir de son réseau de contacts dans le domaine des affaires en Afrique pour concrétiser des ententes.

«Les marchés sont là, il suffit de les intégrer et de les conquérir. Les Africains n’attendent que l’arrivée de nouveaux produits et services de qualité», a-t-il signalé.

Il a fait remarquer que le gouvernement canadien s’est justement montré plus proactif envers l’Afrique depuis quelques années. «L’Europe et les États-Unis y ont vu les opportunités et y sont déjà présents».

Il croit que des entreprises de l’Atlantique sont limitées dans leur expansion, parce qu’elles n’arrivent pas à identifier de nouveaux débouchés.

«L’exportation en Afrique aura des retombées positives en Atlantique. Les entreprises pourront prendre de l’expansion et embaucher plus d’employés».

Cyriaque Kiti est actuellement le seul employé de son entreprise, pour laquelle il cherche pignon sur rue à Edmundston. Une adjointe administrative l’appuiera sous peu. Il aura recours au besoin à des experts externes de divers domaines.

Il planifie aussi effectuer une tournée dans quelques pays d’Afrique en mai, afin de présenter des produits de l’Atlantique.

«Les produits canadiens ont bonne réputation, contrairement à ceux d’autres pays qui sont parfois médiocres, ou des copies», a-t-il dit.