Gaz de schiste: SWN reste optimiste au N.-B.

MONCTON – Malgré le moratoire sur la fracturation hydraulique dans la province, SWN présente toujours le Nouveau-Brunswick comme un site de production future à ses investisseurs.

Dans sa mise à jour aux investisseurs de mars, publiée mercredi sur le site de Southwestern Energy (www.swn.com), le Nouveau-Brunswick figure sur la liste des lieux de production future de gaz naturel. (future ventures).

Le document a été publié seulement deux jours après la confirmation par l’Acadie Nouvelle que SWN a fait demande pour renouveler ses 32 permis de recherche de gaz de schiste sur plus de 2,5 millions d’acres (1 million d’hectares) de terre dans la province. Les permis arrivent à échéance ce mois-ci.

«Si jamais le gouvernement décide de lever le moratoire, la compagnie pourrait potentiellement continuer le travail qu’elle avait commencé», avait affirmé lundi le ministre de l’Énergie et des Mines, Donald Arseneault.

Le Nouveau-Brunswick est le site de développement le plus important de SWN. Il concerne un territoire beaucoup plus grand que ses deux autres projets en sol américain, mesurant environ 350 000 acres chacun.

L’entreprise a également des initiatives non divulguées totalisant 685 000 acres.

Le rapport aux investisseurs ne fait aucune mention du moratoire ou des difficultés encourues au Nouveau-Brunswick en 2013. Rappelons que les travaux de SWN dans le comté de Kent ont fait l’objet de manifestations qui ont dégénéré en une émeute, le 17 octobre 2013, près de Rexton.

Le document parle plutôt du succès et du progrès continus des projets existants de l’entreprise, dont ceux en Pennsylvanie, en Virginie-Occidentale et en Arkansas.

Cela dit, SWN indique que seulement 6 % de ses investissements capitaux iront vers «l’exploration et autres» en 2015, alors que 23 % de son budget était dévoué à cette fin, en 2014.

Les actions de SWN ont perdu près de la moitié de leur valeur après avoir atteint un sommet de 48,99 $, en avril 2014. Elle a atteint un creux de 22,64 $ en mi-janvier, et s’est depuis stabilisée à environ 25 $.

La chute des actions de SWN coïncide avec la baisse du prix du baril de pétrole. Le projet de loi de moratoire au Nouveau-Brunswick déposé le 18 décembre n’a pas eu un impact négatif immédiat sur leur valeur. En effet, elle a même haussé de quelques cents, le lendemain de l’annonce.

Le gouvernement de Brian Gallant impose cinq conditions afin que le moratoire sur la fracturation hydraulique soit levé. Ils comprennent notamment la présence de suffisamment de données scientifiques sur les risques environnementaux, ainsi que l’obtention d’un «permis social».