Baisse de la construction résidentielle au N.-B.

Février a été très difficile au point de vue du climat, ce qui a pu expliquer en grande partie la baisse marquée des mises en chantier dans la province, selon la SCHL. - Photo: Hendricksarchitect.com
Février a été très difficile au point de vue du climat, ce qui a pu expliquer en grande partie la baisse marquée des mises en chantier dans la province, selon la SCHL. – Photo: Hendricksarchitect.com

MONCTON – Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le rythme de la construction résidentielle a ralenti au Nouveau-Brunswick au cours de février.
Selon l’autorité en matière d’habitation au Canada depuis plus de 65 ans, cette diminution des mises en chantier de maisons individuelles et de logements collectifs s’est particulièrement fait sentir dans les trois grands centres urbains de la province.

L’organisme chiffre à seulement 17 le nombre de mises en chantier en février 2015 dans les agglomérations de 10 000 habitants et plus, une baisse de près de 60% par rapport à février 2014.

Quant au nombre de logements achevés en février 2015, il se situait à 123, une baisse de 40% par rapport à la même époque il y un an.

«Durant les deux premiers mois de l’année, le faible niveau d’activité à Fredericton et à Saint-Jean a été compensé par l’augmentation considérable du nombre de mises en chantier dans la région du Grand Moncton, où le marché locatif local continue de se développer», a précisé Claude Gautreau, analyste principal de marché au Centre d’affaires de l’Atlantique de la SCHL.

Selon ce dernier, il n’y a toutefois pas lieu de nécessairement s’inquiéter des données de février et que le portrait pourrait bien changer au cours des prochains mois.

«Ce n’est pas une bonne mesure parce que février a été très difficile d’un point de vue du climat, alors il y a eu beaucoup moins de mises en chantier», explique Claude Gautreau.

«Lorsque le printemps arrive la construction augmente rapidement, c’est plus facile à ce moment de prédire si l’année a été bonne ou faible. Avant ça, c’est difficile de tirer des conclusions», précise ce dernier.

La faiblesse actuelle des taux d’intérêt ne serait pas suffisante selon lui pour renverser cette tendance à la baisse dans le nombre observé des mises en chantier.

«Ça n’a pas un impact significatif puisque les taux sont relativement bas depuis quelques années, l’activité a plutôt été influencée par la migration vers l’ouest. Il y a des jeunes qui décident de se déplacer vers l’Alberta, ce qui fait diminuer la demande en habitation dans le domaine de la revente, du neuf et du marché locatif en Atlantique», estime Claude Gautreau.

Plus tôt ce mois-ci, Recherche économique RBC dévoilait un rapport qui faisait état des conditions les plus abordables au pays pour les acheteurs de maison de la région de l’Atlantique.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement abonde dans le même sens que la Banque Royale du Canada, en chiffrant le prix moyen au Nouveau-Brunswick d’une résidence individuelle en février 2015 à 284 225 $, une baisse de près de 13 000 $ par rapport à février 2014.

L’Association canadienne de l’immeuble laissait quant à elle récemment entendre que les tendances du marché de l’habitation dans les Maritimes continuent de s’améliorer.