Les entreprises inquiètes des finances du N.-B.

MONCTON – Les répercussions de la décroissance démographique et la santé économique de la province préoccupent grandement les entreprises, voilà ce que permet d’établir la quinzième et plus récente étude du Conseil économique du Nouveau-Brunswick.

L’organisme a dévoilé mercredi les principales préoccupations de la communauté d’affaires francophone, recueillies par un sondage en janvier 2015 auprès de 113 répondants.

Afin de bien refléter l’évolution des entreprises membres, le TOP 10 est cette année divisé en deux volets.

Il présente les 5 plus grands défis que les entreprises devront relever pour la prochaine année et les 5 plus grands obstacles à leur développement.

Des cinq défis majeurs à relever, ce sont trouver de nouveaux clients et accès de la main-d’œuvre qualifiée qui arrivent en tête du pelotons, alors que la situation des finances publiques de la province et la décroissance démographique occupent la deuxième et troisième position au classement.

Des préoccupations interreliées, selon le président du Conseil économique du Nouveau-Brunswick.

«Il y a certainement des liens à faire entre tous ça. Dans bien des métiers, la main d’œuvre commence à prendre le large, et trouver de nouveaux clients à l’échelle régionale peut être plus compliqué.

«Cette décroissance démographique là commence sérieusement inquiéter nos entrepreneurs.»

Selon Robert Moreau, faire place à plus d’immigration pour contrer le problème démographique n’est qu’une pièce du puzzle.

«Il faut aussi continuer de sensibiliser nos jeunes étudiants face aux opportunités réelles qui existent au Nouveau-Brunswick, pour s’assurer d’une plus grande visibilité des écarts entre l’offre et la demande, de la réalité du marcher du travail.»

La dette croissante de la province, qui frôle les 12 milliards $, inquiète également les entreprises.

«Un jour il va falloir payer cette dette-là. C’est le comment qui n’est pas clair, et qui préoccupe nos membres. Ce sont les consommateurs qui risquent d’écoper au détriment des entreprises, et ça, c’est sans même parler du taux de taxation des entreprises.»

Malgré tout, le sondage indique que le niveau de confiance des entreprises francophones à l’égard de l’économie est de 68 % (confiant à très confiant) pour l’année 2015.

Les entrepreneurs du nord de la province semblent plus confiants que l’ensemble des entrepreneurs de la province.

Soixante-dix pour cent d’entre eux indiquent que leur niveau de confiance à l’égard de l’économie pour 2015 est de confiant à très confiant.

Celui des entreprises situées dans le sud-est de la province est de 64 % (confiant à très confiant).

Le Conseil économique du Nouveau-Brunswick représente plus de 1000 membres, soit des gens d’affaires, des entreprises, et diverses associations du Nouveau-Brunswick.

L’organisme agit comme porte-parole auprès du gouvernement, ministères et agence publics qui participent au développement économique de la province. n