Des jeunes femmes d’affaires en vedette

PAQUETVILLE – Mercredi matin lors d’un déjeuner-causerie, le Réseau des jeunes en affaires de la Péninsule acadienne a mis en avant deux jeunes femmes qui se sont récemment mises à leur compte. Le but étant d’inciter les plus hésitants à sauter le pas et de leur montrer qu’il est possible de réussir.

Être propriétaire de sa propre pharmacie, Marie-Claude Cyr a commencé à y penser pendant ses études à l’université. Quand elle a su que celle du Family Prix de Paquetville était en vente il y a deux ans, elle s’est dit que l’opportunité se présentait plus tôt que ce qu’elle avait planifié.

La jeune femme avait alors 28 ans. Elle a pourtant sauté le pas. «J’avais envie d’être autonome, de m’épanouir.» Elle est aujourd’hui à la tête de 10 employés et a le sentiment d’avoir basculé dans un autre monde. «C’est plus de responsabilités, plus de pression aussi. Me mettre à mon compte a été difficile, mais pas autant que je le redoutais.»

Dès qu’elle a commencé à exercer son métier d’avocate à Tracadie, Mireille Saulnier n’avait qu’un seul objectif: devenir partenaire dans un cabinet. «J’aime échanger avec mes confrères, les consulter si j’ai besoin.»

En janvier 2012, son souhait a été exaucé. Elle est désormais associée chez LeBouthillier Boudreau et Saulnier. «Je suis la première femme partenaire de ce cabinet. J’en suis fière.» La jeune trentenaire n’a pas ménagé ses efforts pour obtenir ce poste.

«J’ai dû faire mes preuves. J’ai travaillé dur. Ça reste un défi de tous les jours.»

Aux yeux de Frédéric McGraw, le directeur de la CBDC (la Corporation au bénéfice du développement communautaire) de la Péninsule acadienne, ces deux parcours sont des exemples à suivre. «Il faut développer l’entrepreneuriat auprès des jeunes. Oui, il y a des risques à être en affaires. Mais il y a aussi des avantages. On montre trop souvent les aspects négatifs et pas assez les côtés positifs.»

Pas facile pour un jeune tout juste diplômé de monter son entreprise. «Ils veulent s’installer d’abord, avoir des garanties avant de se lancer», constate Julie Chouinard de la CBDC.

Le jeu peut en valoir la chandelle. «Je suis satisfaite à 100 %», confie Marie-Claude Cyr. «Je ne regrette pas. Mon cabinet, c’est mon bébé», ajoute Mireille Saulnier. La réussite leur va bien.