Le Nord contribue sa part à l’économie, indique le CÉNB

BERESFORD – En dépit des préjugés que le nord du Nouveau-Brunswick est à la remorque du Sud, cette partie de la province apporte une contribution importante à l’économie de la province, surtout dans la production de biens selon une étude présentée mardi.

L’étude du Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB) indique que le Nord fournit 27 % du PIB (produit intérieur brut) de toute la province, et 37 % dans le secteur de la production de biens. D’ailleurs, l’organisme a présenté mardi, à Beresford, les résultats du rapport, devant des dizaines de participants de la région Chaleur. La tournée se terminera le 26 mai.

«Quand on parle de développement économique du Nord, la plupart du temps, on entend des discours sur le clivage Nord-Sud. Au Conseil économique, (notre objectif) c’est d’essayer de voir les choses différemment. Pas nécessairement de peinturer le tableau avec des lunettes roses, mais apporter des données objectives, apolitiques aussi, sur la façon dont le Nord contribue au sein de la province», a dit en préambule Robert Moreau, le président du CÉNB.

Les défis économiques existent bel et bien, sauf que plusieurs seront peut-être surpris d’apprendre que 12 % des emplois et 11,8 % du PIB du Sud découlent des activités dans le Nord.

«C’est une contribution significative. Une manière simpliste d’illustrer ce lien est que le Nord a une économie plus axée sur la production de biens, mais utilise beaucoup de services émanant du Sud», a résumé Pierre-Marcel Desjardins, économiste du rapport.

L’économiste a fait ressortir les atouts du Nord, notamment la proximité des marchés du centre du pays et des États-Unis, la formation post-secondaire avec les campus collégiaux et universitaires, le transport aéroportuaire et portuaire, et ses infrastructures touristiques.

Il indique cependant que les régions économiques du Nord doivent accentuer la transition dans le secteur des services.

«L’activité économique liée aux ressources, avec la modernisation, la mécanisation fait en sorte qu’on a moins besoin de gens pour produire souvent plus.  La croissance de l’emploi est dans le secteur des services. La région a un défi à ce niveau, mais a des atouts pour le relever. Ces activités ont tendance à se concentrer dans les grands centres urbains, mais ce n’est pas dit que nous ne sommes pas capables de les développer dans les régions plus rurales», a souligné M. Desjardins.

Il a cité en exemple la Fédération des caisses populaires acadiennes, dont le siège social est à Caraquet.