Baisse des mises en chantier d’habitations au Nouveau-Brunswick

MONCTON – Selon une étude, la construction résidentielle devrait diminuer en 2015 et en 2016 dans les grands centres urbains de la province. L’austérité budgétaire et la faiblesse de l’immigration en seraient en partie responsables.

Dans son édition du printemps de Perspectives du marché de l’habitation, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) prévoit un nouveau ralentissement du secteur.

Les mises en chantier de maisons individuelles se chiffreront autour de 1120 en 2015 et en 2016. Ce nombre n’a fait que baisser depuis les dernières années: en 2010 par exemple, 2068 logements ont été bâtis.

Les principaux obstacles à la croissance seront la détérioration de la situation budgétaire de la province et des perspectives pessimistes sur le prix de produits de base comme le bois d’œuvre, la pâte de papier, la potasse et le zinc.

Néanmoins, le secteur des ressources naturelles, qui demeure l’un des principaux moteurs économiques de la province, devrait profiter de la dépréciation du dollar canadien.

Les perspectives d’expansion restent également assombries par une faible croissance démographique et les nombreux départs de la province.

Le taux d’inoccupation supérieur à la moyenne restreindra l’expansion du marché locatif à Fredericton. Dans le Grand Moncton, l’offre de logements collectifs neufs a dépassé la demande actuelle, ce qui devrait limiter la construction cette année.

Des baisses d’activité sont à prévoir sur le marché de la revente, qui restera favorable aux acheteurs.

«Le nombre d’inscriptions étant beaucoup plus élevé que la moyenne, les consommateurs seront moins pressés de faire une offre en raison du vaste choix de propriétés à vendre, ce qui limitera la montée des prix», prédit Claude Gautreau, analyste principal de marché au Centre d’affaires de l’Atlantique de la SCHL.