Le N.-B. a perdu 5300 emplois à temps plein

FREDERICTON – Le Nouveau-Brunswick a perdu 5300 emplois à temps plein au cours du mois de mai et 4600 personnes ont quitté la population active. La combinaison des deux facteurs a fait reculer de 0,3 point le taux de chômage qui est passé de 9,9 % à 9,6 %.

La création de 2500 emplois à temps partiel dans la province durant le mois dernier n’a pas réussi à combler l’écart créer par la perte d’emplois à temps plein, selon les données de Statistique Canada. Au final, 2800 personnes de moins occupaient un emploi au Nouveau-Brunswick en mai par rapport au mois précédent.

La situation de l’emploi est restée sensiblement inchangée par rapport à la même période douze mois plutôt. La province comptait 600 emplois à temps plein de plus en mai dernier, mais 300 emplois à temps partiel de moins.

Le taux de chômage a baissé de 0,7 % au cours de l’année alors que 3100 personnes de plus faisaient partie de la population active.

La situation pourrait être pire, a commenté le premier ministre Brian Gallant.

«C’est plutôt positif quand on regarde ce qui se passe en Alberta qui est l’un des moteurs économiques de notre pays. Ils ont perdu des milliers d’emplois le mois dernier. Nous avons plusieurs entreprises ici qui font partie de la chaîne d’approvisionnement de l’Alberta. C’est sûr que ça va avoir un effet.»

La baisse de la population active peut s’expliquer à la fois par de nombreux départ à la retraite ou par l’abandon des chômeurs qui cessent de chercher du travail.

La province doit être prête à mettre en contact les chômeurs de retour de l’Ouest canadien avec les emplois disponibles au Nouveau-Brunswick, selon M. Gallant.

«Il y a des opportunités pour les Néo-Brunswickois en ce moment qui pourrait permettre au taux de chômage d’aller dans la bonne direction. J’encourage les gens à visiter emploisnb.ca où plus de 3000 emplois les attendent.»

Le moratoire sur la fracturation hydraulique fait mal au marché de l’emploi dans la province, a analysé le porte-parole de l’opposition officielle en matière de travail, Trevor Holder.

«Le gouvernement a clairement indiqué au secteur privé qu’il ne voulait pas faire des affaires. Des entreprises du secteur énergétique ont dit très clairement qu’elles n’investiraient plus au Nouveau-Brunswick.»

«C’est clair que la crise approche en ce qui concerne l’emploi et l’économie si elle n’est pas déjà là», a dit le député du Parti progressiste-conservateur dans Portland-Simonds.

«C’est le moment de l’année où les travailleurs saisonniers retournent au travail et pourtant les chiffres vont dans la mauvaise direction. Ce gouvernement n’a clairement pas de plan pour l’emploi et l’économie», témoigne-t-il.

Au pays, l’emploi a progressé de 59 000 à la suite d’une hausse du nombre d’employés dans le secteur privé. Le nombre de personnes actives sur le marché du travail a aussi augmenté en mai. Le taux de chômage est demeuré stable à 6,8 % pour le quatrième mois consécutif.