Regroupement au sein des producteurs d’alcool du N.-B.

Désireux de promouvoir leurs produits et de défendre leurs intérêts communs, différents producteurs d’alcool artisanal de la province ont décidé de s’unir en formant l’Association des producteurs d’alcool artisanal du N.-B.

L’association regroupe à ce jour 20 membres, qui sont pour la plupart des brasseurs, mais également producteurs de vins, de cidres, d’hydromels et des distillateurs, et qui emploient un peu plus d’une centaine de travailleurs.

«L’idée mijotait dans la tête de plusieurs depuis un certain temps. L’organisation va nous permettre d’avoir une voix et de pouvoir s’exprimer auprès des intervenants de l’industrie, comme le gouvernement provincial et Alcool NB», a indiqué Sébastien Roy, de la microdistillerie Fils du Roy de Petit-Paquetville.

Selon lui, la nouvelle association devrait également faciliter la venue sur le marché de nouveaux producteurs d’alcool artisanal.

«Il y a maintenant une expertise autour de la table et une voix commune pour parler et pour aider les nouveaux joueurs de l’industrie et ceux déjà présents», estime l’administrateur de l’Association des producteurs d’alcool artisanal du N.-B.

Ce dernier affirme qu’il y a une belle collaboration entre les différents producteurs de la province.

«On ne se voit pas comme des compétiteurs, bien au contraire. On veut travailler ensemble pour développer un marché des bières artisanales. Il y a en masse de place au Nouveau-Brunswick et à l’extérieur de la province pour nos produits», affirme Sébastien Roy.

L’association entend également faciliter l’accès aux marchés locaux et l’exportation des produits artisanaux, pour surmonter des lois et règlements parfois complexes.

«Par exemple, il m’est plus facile d’aller vendre mes produits en Corée du Sud qu’à la Société des alcools du Québec, dans la province juste à côté. Il y a des accords de libre-échange avec différents pays dans le monde, mais pas d’accord entre les provinces canadiennes pour la vente d’alcool», déplore Sébastien Roy.

Selon lui, des efforts devraient être faits afin de développer davantage le tourisme agroalimentaire.

Ce sujet est d’ailleurs l’objet de nombreuses discussions au sein de l’association ces dernières semaines.

«Au Nouveau-Brunswick, il est difficile pour les producteurs artisanaux de s’afficher sur les routes, car il y a une seule affiche possible, c’est la grappe de raisins pour les vignobles. Ce n’est pas très représentatif et utile pour un micro-brasseur ou un producteur de cidre», illustre Sébastien Roy.

Ce dernier estime qu’un affichage moins restreint pourrait favoriser le développement économique des entreprises artisanales et faire augmenter sensiblement la venue de touristes.

À l’heure actuelle, il existe au Nouveau-Brunswick une quarantaine de producteurs d’alcool artisanal.