L’optimisme des entrepreneurs s’améliore, mais reste fragile

Selon un sondage, les petites et moyennes entreprises du Nouveau-Brunswick sont plus optimistes au mois de juin. Elles gardent pourtant un avis négatif sur l’état de l’économie.

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), a publié son baromètre des affaires mensuel. Ce mois-ci, l’indice d’optimisme de ses membres s’est relevé après un déclin continu depuis janvier. Il atteint 60,5, ce qui signifie qu’une majorité d’entrepreneurs s’attendent à de meilleurs résultats dans l’année à venir.

Ce résultat place toutefois le Nouveau-Brunswick au septième rang des provinces canadiennes.

«L’indice est resté bas, mais dépasse maintenant la moyenne nationale», précise Denis Robichaud, directeur des affaires provinciales de la FCEI au Nouveau-Brunswick.

«C’est évident que l’économie est encore assez fragile dans la province. On le constate lorsque l’on demande à nos membres si leur entreprise est en bonne santé. Seulement 27 % répondent par l’affirmative. Et ça, c’est préoccupant.»

La situation explique pourquoi les plans d’embauche ne sont pas nombreux pour cette période de l’année. Seuls 19 % des propriétaires d’entreprise prévoient d’augmenter leurs effectifs au cours des prochains mois. En revanche, ils ne sont que 7 % à envisager de faire des mises à pied.

À l’échelle du Canada, l’indice du Baromètre des affaires de la FCEI a perdu plus d’un point (59,4) par rapport à mai, un des scores les plus faibles de ces six dernières années. L’indice est raisonnablement fort à l’Île-du-Prince-Édouard (66,7) et en Nouvelle-Écosse (65,6), bien plus bas au Québec (58,2).

Les entreprises de l’Alberta, touchées par la chute du prix du pétrole, demeurent les moins optimistes au pays: l’indice de la province est tombé à 44,3. Les plus optimistes sont les chefs de PME de la Colombie-Britannique (71,8).

Les résultats du mois de juin 2015 s’appuient sur 821 réponses recueillies auprès d’un échantillon de membres de la FCEI dans le cadre d’un sondage par Internet à accès contrôlé. Les données se fondent sur les réponses reçues jusqu’au 15 juin, la marge d’erreur est de +/- 3,4 points de pourcentage.