La construction demeure stable dans la région Chaleur

La construction est demeurée stable dans la région Chaleur, en 2014, même si les chiffres ont chuté par rapport à il y a cinq ans. Quelque 974 permis ont été délivrés pour une valeur de 37 millions $.

 

Le service d’urbanisme de la Commission des services régionaux (CSR) Chaleur a émis 563 permis de construction l’an dernier pour une valeur de 24 643 650 $, soit 12 746 900 $ pour les municipalités et 11 896 750 $ pour les localités non incorporées.

Le nombre de permis a diminué de 10 % en comparaison à 2013, mais leur valeur a subi une hausse de 29 %.

La tendance remarquée est que les habitations bifamiliales et multifamiliales augmentent au détriment de la construction de résidences unifamiliales.

«Cette évolution du marché est compatible avec les changements démographiques alors qu’une population plus âgée recherche des logements plus petits et plus faciles d’accès», a fait remarquer Marc Bouffard, le directeur du service d’urbanisme de la CSR Chaleur.

La valeur totale des permis du territoire desservi par la CSR a connu des sursauts en l’espace de huit ans, avec une pointe à 32 millions $ en 2009 et 30 millions $ en 2010, pour redescendre à 20 millions $ l’année suivante.

Bathurst, qui a son propre service d’urbanisme, a délivré 411 permis pour 12 659 335 $ en 2014, une hausse d’environ 300 000 $ par rapport à l’année d’avant.

Encore là, on est loin des résultats de 2010 et 2011, avec des montants respectifs de près de 22 millions $ et de 19 millions $.

«Notre assiette fiscale a seulement augmenté de 1,6 % en 2014 et 2015. Tu es dans la croissance avec une augmentation de 3,4 %. En bas de 2 %, tu es stable. Nous maintenons notre cap, mais nous ne sommes pas dans la croissance», admet André Doucet, le directeur général de la Ville de Bathurst.

«Je pense qu’il y a l’impact de la fermeture de la mine (en 2013). Les investisseurs potentiels sont plus prudents. Des petites entreprises se fiaient sur la mine. Nous sommes dans une période de transition. À Moncton, quand ils ont perdu le CN, on pensait qu’elle allait devenir une ville fantôme. Ils se sont rebâtis d’année en année et regardez où ils en sont. Nous ne deviendrons pas comme Moncton, mais nous sommes capables de nous en sortir», dit M. Doucet.

«Même si nous sommes petits, Bathurst est quand même le centre du Nord. Il y a le gros édifice fédéral, les édifices provinciaux, l’hôpital régional qui embauchent bien du monde», rappelle André Doucet.

La modernisation de l’Hôpital de Bathurst va certainement contribuer à améliorer les chiffres, de même que le projet de terminal pétrolier au port de Belledune, si celui-ci se concrétise.