Le N.-B. défriche les marchés africains

Les producteurs de pommes de terre du Nouveau-Brunswick enverront sous peu des premiers chargements vers le Bénin. Selon le consultant Cyriaque Kiti, comme eux, les entreprises provinciales auraient avantage à tirer profit des marchés africains émergents.

 

Originaire de l’Afrique, Cyriaque Kiti habite au Canada depuis une quinzaine d’années. Au début de l’année 2015, il a fondé la compagnie AFREMAC (Africa Emerging Markets Atlantic Canada) dont le siège-social est à Edmundston.

Avec cette entreprise de consultation en développement des affaires international et de soutien à l’exportation, il veut servir d’intermédiaire pour que les produits du Nouveau-Brunswick percent les marchés de l’Afrique où un boom économique est en vigueur.

Par tradition, le Nouveau-Brunswick exporte beaucoup en Chine, en Europe, aux États-Unis et en Amérique du Sud. Mais selon lui, l’Afrique représente un potentiel énorme.

«Les occasions d’affaires sont là, mais elles sont méconnues. Il faut que les gens cessent de penser que l’Afrique, c’est le Tiers-Monde et la pauvreté. Les perspectives économiques laissent entendre que le continent va vivre un boum extraordinaire au cours des années à venir. Et l’un des avantages importants est que nous parlons la même langue», indique celui qui possède une triple nationalité du Bénin, du Togo et du Canada.

Selon lui, le Nouveau-Brunswick aurait avantage à concrétiser ses propres ententes pour exporter ses produits en Afrique. Il cite en exemple le sirop d’érable qui est maintenant disponible sur ce continent sans passer par un intermédiaire.

«Le Nouveau-Brunswick exporte du sirop d’érable en Europe ou en Asie qui est par la suite envoyé en Afrique. On peut faire cela directement nous-mêmes», souligne-t-il.

Délégation du Bénin

Du 16 au 18 septembre, Cyriaque Kiti prendra part à la septième édition du Forum Africa qui se déroulera à Montréal. Une délégation du Bénin visitera le Nouveau-Brunswick au terme de cet événement. Elle fera des arrêts à Edmundston, Fredericton et Moncton.

«J’espère que ce sera le prélude à une belle aventure. L’un des participants représente huit pays et près de 80 millions d’habitants», fait-il remarquer.

Le consultant envisage aussi d’organiser une visite en Afrique d’ici la fin de l’année. Selon lui, des gens d’affaires néo-brunswickois ont manifesté l’intention d’être du rendez-vous.

Il sera sous peu conférencier devant les membres de la Chambre de commerce du Rwanda, où il parlera justement des possibles partenariats à concrétiser dans le domaine de l’exportation avec les entreprises néo-brunswickoises.