Nord-Ouest: appui financier des municipalités réclamé

Le Groupe des chefs de file de l’Acadie des terres et forêts demande l’appui financier de la Commission des services régionaux du Nord-Ouest (CSRNO) pour continuer son fonctionnement. L’organisme prendra position lors de sa prochaine rencontre en novembre.

Des représentants de chacune des trois sous-sections (Maine, Témiscouata et nord-ouest du Nouveau-Brunswick) du Groupe des chefs de file ont rencontré les municipalités-membres de la CSRNO, mercredi soir.

Le porte-parole du Maine, George Dumond, a fait savoir que les localités de ce territoire américain, qui ne sont pas regroupées au sein d’une entité régionale comme au Témiscouata et au Nord-Ouest, ont accepté de financier l’initiative.

Même son de cloche du côté de la Municipalité régionale de comté (MRC) du Témiscouata alors que la représentante, Guylaine Sirois, a précisé que les 19 localités, dont la population varie de 100 à 5000 citoyens, ont aussi décidé d’emboîter le pas.

La contribution souhaitée des municipalités du Nord-Ouest se chiffre à 48 000 $. Elle serait attribuée selon la formule de 1 $ per capita et serait versée au cours des trois prochaines années.

«Nous travaillons actuellement sur plusieurs initiatives afin de favoriser le développement économique du territoire. Le Congrès mondial acadien 2014 a été une belle tribune pour apprendre à se connaître, se réseauter et mettre en place des projets. On ne peut pas tout laisser tomber. Il faut essayer. Cette chance-là ne repassera plus. Nous voulons des résultats concrets le plus rapidement possible», a dit Mme Ouellette.

Elle soutient que la région doit tenter de tirer profit de sa géographie unique puisque son territoire, a-t-elle rappelé, est réparti sur deux pays et est composé de trois entités gouvernementales (deux provinces et un État américain).

Le président de la CSRNO, Pierre Michaud, reconnaît l’importance du Groupe des chefs de file. «Ces gens-là sont les mieux placés actuellement pour explorer le volet économique. C’est une initiative qui a beaucoup de mérite».

Il a fait remarquer que, comme la CSRNO, le Groupe des chefs de file favorise la collaboration régionale.

«C’est un bon exemple de collaboration pour le secteur économique. C’est un projet rassembleur et on doit se faire confiance. On a beaucoup à gagner à y prendre part et à y contribuer», a ajouté M. Michaud.

La décision sera prise lors de la prochaine rencontre de la CSRNO, le 25 novembre.

 

Des projets sur la table

 

Une étude menée pour le compte du Groupe des chefs de file de l’Acadie des terres et forêts tend à démontrer qu’il y aurait un volume suffisant pour créer un débarcadère ferroviaire pour le transport modulaire sur son territoire.

Le Groupe des chefs de file de l’Acadie des terres et forêts, dont le slogan est Réussir ici, travaille sur plusieurs dossiers qui pourraient favoriser les échanges économiques sur son territoire.

Cette étude de viabilité a été amorcée il y a quelques mois. Selon la présidente de l’entité, Lise Ouellette, les résultats semblent positifs.

«L’étude tend à démonter que les volumes sont suffisants. Nous allons en faire part au CN en espérant que cela puisse débloquer sur quelque chose de concret. Ce serait un outil important pour le développement économique sur notre territoire», a-t-elle indiqué.

Il existe 165 entreprises manufacturières sur le territoire de l’Acadie des terres et forêts. «De façon individuelle, les entreprises ou les sous-régions n’ont pas les volumes nécessaires. Mais ensemble, on pourra peut-être réussir à concrétiser une telle initiative», a-t-elle ajouté.

On s’attend à ce que le CN donne une réponse au dossier en 2016. La société a des installations d’importance à Edmundston.

Par ailleurs, l’entité continue ses démarches pour que la région obtienne une désignation de «zone économique exceptionnelle» qui pourrait, justement, faciliter les échanges sur le territoire réparti sur deux pays ainsi que deux provinces canadiennes et un état américain.

Selon Mme Ouellette, ce genre de zone d’exception existe au Manitoba. «Nous voulons encore là avoir le même statut pour faciliter les échanges commerciaux sur notre territoire», a-t-elle ajouté. Cela pourrait par exemple réduire la bureaucratie administrative lorsque vient le temps de passer aux douanes américaines.

Au cours des prochains jours, le Groupe des chefs de file décidera s’il dépose ou non sa candidature pour accueillir le prochain rendez-vous de l’Association des villes francophones et francophiles d’Amérique, une initiative en création lancée par le maire de Québec, Régis Labeaume, qui se réunira une première fois dans quelques semaines.

Le Groupe des chefs de file se penchre aussi sur la relance du Festival international des motoneigistes qui a déjà existé par le passé à Edmundston et à Madawaska (Maine).