Usine d’Oxford Frozen Foods: la construction a commencé [vidéo]

L’usine de transformation de bleuets sauvages d’Oxford Frozen Foods commence à prendre forme dans la Péninsule acadienne. À partir de la route 160 à Bois Gagnon, la présence de ce bâtiment saute aux yeux. Lorsqu’il sera érigé, il mesurera environ 200 000 pieds carrés.

Selon Ragnar Kamp, un responsable d’Oxford Frozen Foods, le projet avance bien. L’entreprise de la Nouvelle-Écosse prévoit de terminer la première phase des travaux avant l’hiver afin d’installer l’équipement cet hiver. Les promoteurs ont l’intention de congeler des bleuets sauvages dès août 2016.

Oxford Frozen Foods investit environ 50 millions $ dans cette infrastructure, qui est l’une des pièces maîtresses d’une entente conclue en 2013 avec le gouvernement provincial. Un échange de 15 712 acres de terres de la Couronne contre l’équivalent en terres privées fait aussi partie de l’accord.

Si le projet a été critiqué à maintes reprises par l’Association des producteurs de bleuets sauvages du nord-est du Nouveau-Brunswick, d’autres producteurs voient la venue d’Oxford Frozen Foods d’un bon œil.

Dominique Lanteigne, un producteur de Lamèque, est également acheteur pour Oxford Frozen Foods depuis près d’une décennie. L’agriculteur a été invité à prendre la parole jeudi matin lors d’un déjeuner organisé par la Chambre de commerce des Îles Lamèque et Miscou lorsque la conférencière invitée au départ n’a pu s’y rendre pour des raisons personnelles.

Selon Dominique Lanteigne, une hausse de la production de bleuets sauvages et de la demande mondiale justifie la présence d’une usine dans la région.

«Oxford Frozen Foods a du potentiel. Ils achètent déjà au-delà de 100 millions de livres de bleuets par année et ils réussissent à tout écouler. Au printemps suivant par contre, l’inventaire est bas. Il y a des marchés en émergence qui fait que la demande est plus élevée. C’est un avantage d’avoir une usine ici. Ça va aussi créer plusieurs emplois.»

Dans le cadre de ses fonctions d’acheteur, Dominique Lanteigne achète, en moyenne, 1 million à 1,5 million de livres de bleuets par année auprès de 25 producteurs de la région de Lamèque et Miscou.

L’industrie fait cependant souvent l’objet de plusieurs rumeurs. C’est pourquoi la Chambre de commerce souhaitait partager de l’information à ce sujet.

«Il y a beaucoup de cultures de bleuets dans la Péninsule acadienne, y compris les îles Lamèque et Miscou. Les gens se posent des questions. Il se dit parfois des choses autour des tables et les cafés, mais il est important de partager de la bonne information qui est basée sur des études et des données», dit Jules Haché, président de la Chambre de commerce des Îles Lamèque et Miscou.

Selon le ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches du Nouveau-Brunswick, environ 32,5 millions de livres de bleuets sauvages sont cultivés chaque année dans la province.