Immobilier: le marché reste favorable aux acheteurs

Les marchés immobiliers des grands centres urbains du Nouveau-Brunswick demeureront favorables aux acheteurs en 2016, révèle le plus récent rapport de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) publié lundi.

L’offre sur le marché de la revente continue de grimper dans le Grand Moncton et affecte négativement le nombre de mises en chantier. Le marché de la location étant aussi toujours plus compétitif, les prix des maisons sont à la baisse.

«À Moncton (la région métropolitaine), la tendance des mises en chantier de maisons individuelles est à la baisse depuis qu’elle a atteint son sommet en 2003, et cette tendance devrait se poursuivre au cours de l’horizon provisionnel (jusqu’en 2017)», peut-on lire dans l’analyse de la SCHL pour l’automne.

En fait, le nombre de maisons unifamiliales mises en vente (inscription MLS) dans le Grand Moncton est plus du double des domiciles vendus. Selon les dernières prévisions de la SCHL, 5500 maisons auront été mises à vendre en 2015 et seulement 2400 auront été achetées.

En somme, l’offre est plus grande que la demande. La situation est similaire dans les marchés de Fredericton et de Saint-Jean.

«L’offre sur le marché de la revente de Fredericton, Saint-Jean et de Moncton est élevée, ce qui exercera une pression concurrentielle sur le marché du neuf et le marché locatif», explique la SCHL dans son rapport.

De janvier à août 2015, 110 unités de maisons jumelées (semi-détachées) ont été vendues. Il s’agit du plus bas taux d’écoulement d’inventaire de ce genre de demeures depuis 10 ans. La demande pour ce genre de logements unifamiliaux, moins dispendieux pour les premiers acheteurs, était à la hausse depuis 2005.

«Les constructeurs ont réagi à l’accumulation des logements invendus en ralentissant la cadence de production des jumelés.»

Les maisons en rangées ne semblent pas affectées par cette tendance, remarque néanmoins la SCHL.

Le marché locatif semble en croissance malgré le taux d’inoccupation qui reste très élevé.

«L’offre s’est accrue rapidement et à un rythme beaucoup plus élevé que la demande, ce qui a exercé des pressions à la hausse sur le taux d’inoccupation en peu de temps.»

En octobre 2012, le taux inoccupation à Moncton était de 4,4 %. Il a atteint 10,4 % en avril 2014. Durant les huit premiers mois de cette année, 97 immeubles à logement ont été achevés. Il s’agit du tiers enregistré durant les mêmes périodes en 2014 et 2013.

La SCHL prévoit par contre une augmentation des mises en chantier de logements collectifs pour les régions de Moncton et de Saint-Jean. Une diminution est prévue à Fredericton.

Le marché du neuf a pris un dur coup depuis les trois dernières années à Moncton. En 2012, il s’était construit 1297 logements, tous types confondus. En 2014, 852 logements ont été érigés et en 2015, la SCHL prévoit que ce nombre passera à 535.

Il y a cependant une lumière au bout du tunnel. Dans son rapport, la Société canadienne d’hypothèque et de logement prévoit que la dépréciation du dollar canadien devrait stimuler l’économie de la province et ainsi aider à stabiliser le marché de l’habitation.