Les villes de l’Ouest canadien tirent leur épingle du jeu

S’il n’en tient qu’à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), les principales villes de l’Ouest canadien offrent un meilleur environnement entrepreneurial que les centres urbains du pays et le Nouveau-Brunswick.

 

L’organisme a profité du lancement la semaine dernière de la Semaine de la PME pour dévoiler la 8e édition de son rapport Les collectivités entrepreneuriales.

Le rapport de la FCEI analyse la façon dont 121 villes et régions économiques du Canada génèrent et favorisent l’entrepreneuriat.

Afin d’y parvenir, l’organisme a mis au point une liste de 14 indicateurs en s’appuyant sur les sources de Statistique Canada et sur les perspectives directes des propriétaires de PME membres de l’organisme.

La représentation de l’importance et de la croissance de l’entrepreneuriat, les perspectives associées à l’optimisme et aux plans de croissance ainsi que les mesures prises par les administrations municipales en matière d’imposition et de réglementation des entreprises ont ainsi été examinées par la FCEI.

Encore cette année, la banlieue de Calgary décroche la palme du classement des collectivités les plus favorables à l’entrepreneuriat.

C’est la deuxième année de suite que la banlieue albertaine est en première position dans le top 10 des grandes villes, suivie par Kelowna (Colombie-Britannique) et la banlieue d’Edmonton (Alberta), renforçant ainsi la position dominante de l’Ouest canadien.

Si la grande région de Moncton se tire relativement bien d’affaire avec une 38e position au classement général 2015, la situation est bien différente dans l’ensemble du reste de la province.

Selon l’organisme, le succès semble beaucoup moins évident à atteindre dans les régions de Fredericton (86e rang), d’Edmundston (96e rang), de Miramichi (101e rang), de Saint-Jean (102e rang) et de Bathurst (111e rang).

La présence dans la cave du classement de la plupart des villes néo-brunswickoise recensées n’inquiète pas outre mesure Denis Robichaud, le directeur des affaires provinciales au Nouveau-Brunswick à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

«Ce qu’il y a d’intéressant lorsqu’on regarde le classement, c’est que les six collectivités du N.-B. analysées ont connu une croissance et se sont améliorées dans l’ensemble», a tenu à souligner ce dernier.

«Il y a des signes encourageants. Tout n’est pas parfait, il faut regarder de près les forces et les faiblesses dans chaque municipalité», a indiqué Denis Robichaud.

Selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, la région de Moncton se démarque nettement par ses perspectives.

Parmi les grandes villes canadiennes, Moncton se situe au 9e rang dans la liste des villes où l’optimisme des chefs d’entreprise est le plus élevé.

«Ce n’est pas rien, ça dénote un grand niveau de confiance et une grande proportion d’entrepreneurs qui sont satisfaits de la vie en général», estime Denis Robichaud.

«On fait beaucoup d’efforts pour aider les entrepreneurs, stimuler l’économie et attirer les entreprises à Moncton», a pour sa part expliqué Richard Dunn, agent du développement économique à la Ville de Moncton.

Selon lui, la venue de nouveaux arrivants et le démarrage d’entreprises par ceux-ci est la clé d’une saine croissance de l’entrepreneuriat.

Malgré ces résultats encourageants, Richard Dunn estime toutefois que le manque de main-d’œuvre porte ombrage au portrait dressé par la FCEI et peut diminuer l’optimisme et la confiance des dirigeants d’entreprises de la région de Moncton.

À Saint-Jean, l’organisme de développement économique Enterprise Saint John affirme prendre au sérieux les conclusions du rapport.

«Lorsqu’on écoute nos membres de Sussex jusqu’à St.Stephen, ceux-ci nous disent généralement que les affaires sont bonnes cette année, parfois même il est question d’année record», a indiqué Janet Scott, qui est la directrice affaires et développement communautaire de l’organisme. n
– Avec la collaboration de Simon Delattre