Camille Thériault fait son entrée au Panthéon des affaires

Le président et chef de la direction du Mouvement des caisses populaires acadiennes a été intronisé au Panthéon des affaires du Nouveau-Brunswick.

La salle de spectacle du Casino de Moncton était pleine à craquer mercredi soir. Près de 900 entrepreneurs ont assisté au Gala du Panthéon des affaires organisé par Jeunes Entreprises NB. La soirée a mis à l’honneur Larry Nelson, PDG du groupe Lounsbury, David Hawkins, fondateur de Hawk Communications et Camille Thériault.

Après une carrière politique et des fonctions de premier ministre de 1998 à 1999, l’enfant de Baie-Sainte-Anne est arrivé à la tête des caisses populaires acadiennes en 2004. Dix ans plus tard, il propose et fait approuver le regroupement collectif de 15 caisses populaires en une seule société avec 51 centres de services autour de la province.

«Personne ne travaille pour avoir des honneurs. Dans mes rêves d’enfance je n’avais jamais réalisé qu’un jour je serais au temple de la renommée des affaires, a déclaré l’homme d’affaires. C’est aussi  une reconnaissance de la valeur, de la pertinence des caisses populaires.»

Ces premières pensées vont à ses proches. «Je remercie mes deux enfants qui malgré tout le temps où je n’ai pas été là ont très bien réussi. Je suis fier d’eux et de mes petits-enfants», dit-il.

«Je remercie ma femme, qui a été là pour moi dans les dix dernières années. Ça n’a pas été dix années faciles: pendant que je m’occupais du regroupement, elle passait un doctorat. Je suis chanceux qu’elle soit dans ma vie.»

Le prix est décerné chaque année par Jeunes Entreprises Nouveau-Brunswick à des hommes d’entreprises d’exception. «La sélection est basée sur leur succès en affaires, mais aussi sur ce qu’ils font pour la communauté: la philanthropie, les donations», précise Connie E. Woodside, présidente de l’organisme à but non lucratif.

«Camille est une immense icône, une personne bonne et généreuse», ajoute-t-elle. L’événement a permis d’amasser 200 000 $, une somme qui financera un programme de soutien aux jeunes entrepreneurs.

«J’ai encore du mal à croire que je fais partie des grands du monde des affaires. Je ne me sens pas comme ça, je suis juste une personne qui a contribué au développement économique localement», ajoute le chef d’entreprise.

Aux leaders de demain, il adresse quelques conseils. «Ils ne devront jamais prendre rien pour acquis. Il faut toujours continuer à innover, à mieux desservir les clients. Le monde est à votre portée, rêvez grand et développez une entreprise qui exportera dans le monde entier.»