Les futurs employés de BMM Testlabs triment dur au CCNB

BMM Testlabs compte embaucher 1000 personnes au cours des cinq prochaines années. Une partie de la main-d’oeuvre qui occupera ces nouveaux emplois est encore en formation. Ils sont une dizaine au CCNB, campus de Dieppe.

La ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, Francine Landry, leur a rendu visite jeudi matin.

Les étudiants du nouveau programme de vérification de logiciel, offert en partenariat avec BMM Tesstlabs et cinq autres entreprises du domaine, ont montré à la ministre le code qu’ils ont créé pour développer des applications et leur progrès de leur apprentissage.

«C’est important de rencontrer les étudiants pour voir s’il y a des choses qu’on peut faire pour les aider davantage. Ceci dit, le collège est très bien équipé pour répondre aux besoins des étudiants. C’est surtout pour les rencontrer et leur dire que le gouvernement est à leur écoute», a avancé Mme Landry pour justifier sa visite au collège.

La ministre reconnaît néanmoins l’importance économique que revêt ce programme collégial. BMM Testlabs, actuellement installé à Dieppe, compte sur le programme de vérification de logiciels du CCNB pour lui fournir de nouveaux employés.

«Ce programme est très important. C’est pour répondre à un besoin exprimé par un employeur et il y aura peut-être d’autres employeurs qui auront besoin de cette formation. Je pense que les collèges communautaires sont prêts et réagissent très rapidement aux besoins exprimés par les employeurs. Pour le gouvernement, mettre sur pied des programmes pour répondre aux besoins des employeurs, c’est crucial. On veut créer des emplois, mais les futurs employés doivent être formés également», a précisé la ministre.

Ce n’est que la première cohorte. Déjà le CCNB espère accueillir plus d’étudiants dans programme l’année prochaine et peut-être même ajouter une deuxième classe. Après tout, l’entreprise prévoit embaucher une personne par jour ouvrable de 2016 à 2021. Et ça, les étudiants en sont bien conscients.

Mehdi Kouza est originaire du Maroc. Déjà titulaire d’un baccalauréat en programmation, il comptait faire sa maîtrise à l’Université de Moncton. Les bonnes perspectives d’emplois du programme lui ont fait changer d’idée.

«J’ai fait mes études en France et je suis ensuite venu à l’université ici. Quand j’ai vu le programme, ce qui y était enseigné et qu’il aura des emplois… À l’avance, ils t’expliquent que t’auras un stage payé à la fin du programme et une offre d’emploi, c’est très, très intéressant. Ça s’enligne bien avec mes objectifs», souligne-t-il.

De Dieppe, Louis Duncan avait déjà entamé des études universitaires liées à la programmation avant d’intégrer le marché du travail à temps plein. Il a quitté son emploi afin de suivre le cursus proposé par le CCNB.

«J’avais fait des études à l’Université de Moncton en administration et en programmation. J’avais commencé à travailler à temps plein. J’ai entendu parler du nouveau programme de vérification de logiciels. Je me suis inscrit et ça adonne qu’il y a une grande demande sur le marché de l’emploi pour des diplômés de ce programme», a confié l’étudiant qui semble visiblement très heureux et satisfait de son choix.

Le métier de vérificateur de logiciels a bien changé, rappelle René Goguen, enseignant titulaire du programme. Le vérificateur est aussi aujourd’hui programmeur. En plus de tester les logiciels, il développe des programmes pour l’automatisation de la vérification qui sert à identifier les erreurs de code et à établir les pistes pour l’optimisation du produit.

«Il faut être méticuleux. Il faut avoir un certain intérêt à identifier des défauts dans les logiciels et vouloir assurer une qualité», précise-t-il.

Le programme de 40 semaines exige un diplôme d’études secondaires en plus de certaines habiletés en mathématique.