Les revenus agricoles se sont maintenus en 2015

Les revenus agricoles au Nouveau-Brunswick rebondissent après avoir connu un léger recul en 2014. La majorité des quelque 10 000 employés du secteur agroalimentaire connaissent une période de stabilité.

Les 2611 exploitations agricoles de la province ont généré plus de 563 millions $ en revenus en 2015, dévoile un rapport de Statistique Canada publié mercredi matin.

Il s’agit d’une troisième année consécutive que la province franchit la barre des 560 millions $. Les cinq années précédentes, elles n’étaient en moyenne que 507 millions $.

Après la transformation dans l’une des 140 usines de la province, la valeur ajoutée des produits agroalimentaires dépasse maintenant le cap du 1 milliard $, selon Vicky Deschênes, porte-parole du ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches.

«Le Nouveau-Brunswick bénéficie de l’un des niveaux les plus élevés de transformation à valeur ajoutée au pays dans les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire, car près de 80 % de la production agricole néo-brunswickoise est transformée dans la province avant d’atteindre les marchés.»

Elle ajoute que le ministère dévoilera, plus tard cette année, une nouvelle politique sur les boissons et les aliments locaux qui doivent aider les agriculteurs, les producteurs et les transformateurs à écouler plus de produits sur le marché local.

La stabilité du secteur dans son ensemble est une réflexion de la constance de deux de ses plus importantes productions, soit les pommes de terre et les produits laitiers.

L’industrie du lait, géré par un système de quotas, réalise des recettes annuelles d’environ 100 millions $ depuis de nombreuses années.

La vente des pommes de terre connaît de plus grandes fluctuations, mais n’a pas connu de période creuse depuis 2012, quand les recettes avaient plongé à 110 millions $. Depuis, elles se situent à 133 millions $, en moyenne.

L’un des grands gagnants au cours des dernières années est l’industrie du bleuet. La valeur totale du fruit cultivé a dépassé 38 millions $ en 2015. Cela représente une hausse de 15% comparativement à 2014 et de 32% par rapport à 2013.

D’autres industries ont connu un début d’année difficile en 2016. L’industrie du bovin, par exemple, a généré des revenus de 7,68 millions $ durant le premier trimestre, après avoir franchi la barre des 8 millions $ pendant cinq trimestres consécutifs.

Le même peut être dit pour les éleveurs de veaux, qui traversent un troisième trimestre à 700 000 $ de revenus ou moins. Les éleveurs avaient dépassé 1,5 million $ en recettes deux trimestres de suite en début 2015.

Quant au domaine des fourrures, les quelque 1000 détenteurs de permis ont connu la pire récolte depuis 2009. Leurs revenus de 1,9 million $ représentent une importante baisse à comparer à 2015 (3,4 millions $), 2014 (3,1 millions $) et 2013 (4,8 millions $).

À l’échelle nationale, les industries agricoles ont engrangé les plus importants revenus de l’histoire en 2015. Les 59 milliards $ générés représentent une hausse de 2,6% de l’année précédente, et de plus de 34% depuis 2010.

Les revenus agricoles du pays sont poussés vers le haut par l’augmentation de la demande des lentilles, affirme-t-on dans le rapport de Statistique Canada. Les exportations vers l’Inde, un pays frappé par une deuxième sécheresse consécutive, ont grimpé en flèche. Les revenus du produit surtout cultivé en Saskatchewan ont augmenté de 110,1%, alors que son prix s’est accru de 57,6%.