Le Conference Board prévoit un recul économique du N.-B.

 

L’économie du N.-B. se contractera cette année selon le Conference Board du Canada.

Le groupe de recherche prévoit un recul de 0,4% du produit intérieur brut (PIB) provincial en 2016.

Les analystes anticipent également la disparition de 3000 emplois au Nouveau-Brunswick.

La faiblesse du marché du travail jumelée à la hausse annoncée de la Taxe de vente harmonisée (TVH) par le gouvernement provincial devrait pousser les ménages à réduire leurs dépenses.

Malgré ces perspectives peu encourageantes, la province n’est pas «nécessairement» en récession, affirme la codirectrice des prévisions provinciales du Conference Board.

«Je dirais plutôt une année faible», confie Marie-Christine Bernard.

«C’est sûr que ce ne sont pas de bonnes nouvelles quand la croissance économique est négative. La croissance ne chute pas dramatiquement non plus comme nous l’avons vu en Alberta et en Saskatchewan.»

La fermeture de la mine de potasse de Piccadilly dans la région de Sussex en janvier et la perte de 450 emplois bien rémunérés qu’elle a encourue est le principal facteur de cette débâcle économique. La production minière totale de la province devrait chuter de 42,8% cette année.

«Ça pèse lourdement dans la balance pour la croissance économique», illustre Mme Bernard.

L’activité économique est également en déclin dans les secteurs manufacturier et de la construction, avance le Conference Board.

Le secteur manufacturier devrait cependant renouer avec la croissance l’an prochain grâce à l’augmentation de l’exportation des produits pétroliers.

L’industrie de la construction pourra compter quant à elle sur les nombreux projets publics et privés prévus en 2017 pour reprendre du poil de la bête. La construction résidentielle devrait cependant demeurer dans le rouge jusqu’en 2018.

Seul élément positif dans l’immédiat, l’industrie forestière devrait croître de 6,2% en 2016 et de 10,7% en 2017 en raison de la force de la demande provenant des États-Unis.

Le secteur forestier «continuera à bien performer à moyen terme» prévoit le Conference Board.

La décision du gouvernement de Brian Gallant de faire passer la TVH de 13% à 15% à partir du 1er juillet nuit également à la croissance économique, précise Marie-Christine Bernard.

«Quand le fardeau fiscal est plus lourd, les gens ont moins de revenus disponibles pour dépenser, alors on voit une demande plus modeste des consommateurs.»

Le groupe de recherche ne prévoit pas davantage de pertes d’emplois après 2016 tout en soulignant que la création d’emplois demeurera «faible».

«Le taux de chômage au Nouveau-Brunswick devrait demeurer à 9,8% au cours des deux prochaines années», affirment les analystes.

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