Une croissance modeste à prévoir au N.-B., selon la RBC

Malgré les pronostics pessimistes du Conference Board lundi, les Services économiques RBC prévoient pour leur part une croissance économique modeste au N.-B.

Les perspectives économiques du Nouveau-Brunswick restent tributaires des exportations selon la RBC, qui vient de publier ses perspectives provinciales.

Le rapport évalue les provinces en matière de croissance économique, de croissance de l’emploi, de taux de chômage, de ventes au détail, de mises en chantier et d’indices des prix à la consommation.

«La situation économique du Nouveau-Brunswick est étroitement liée à ses tendances démographiques, et nous croyons que la province subira des pertes d’emplois en 2016 et en 2017», a déclaré Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef de la RBC.

«À mesure que la population d’âge actif s’amenuise, la réduction du nombre de travailleurs entraîne une réduction de la demande de biens de consommation et de construction résidentielle, de même qu’une diminution de l’assiette fiscale», a-t-il ajouté.

Selon la RBC, la croissance économique ralentira pour s’établir au rythme modeste de 0,4% cette année et de 0,6% en 2017. Ces perspectives sont atténuées par la faiblesse de l’économie intérieure et les restrictions budgétaires du gouvernement provincial.

Malgré les difficultés du secteur minier et le recul des exportations dans leur ensemble, la RBC dit tout de même trouver des sources de vigueur dans les domaines de la transformation alimentaire, des produits du bois et des produits de papier, qui laissent entrevoir une croissance des exportations.

Toujours selon la RBC, l’industrie touristique de la province devrait tirer profit de la dépréciation du dollar canadien, ce qui incite les consommateurs américains à traverser la frontière.

Le rythme des pertes d’emplois devrait éventuellement s’inverser croit la RBC, qui estime toutefois que le Nouveau-Brunswick perdra des emplois tant en 2016 qu’en 2017, après un déclin général de l’emploi au cours de six des sept dernières années.

À l’échelle du pays, la RBC parle d’une activité économique qui sera inégale tout au long de 2016.

«Ce parcours en dents de scie annonce une autre année de croissance modérée pour l’économie canadienne. Les consommateurs canadiens propulsent l’économie nationale en enregistrant un nombre record ou presque de ventes d’automobiles et de maisons, et pour le moment, leur endettement semble raisonnable», a résumé Craig Wright. – SL