Une entreprise de Dieppe restaure les maisons de Fort McMurray

Les employés de PuroClean de Dieppe sont en action pour remettre en état les résidences endommagées par la catastrophe qui frappé Fort McMurray.

Depuis le 2 juin, Rémi Doiron et son équipe sont à pied d’oeuvre dans la ville pétrolière de l’Alberta. Leur entreprise est spécialisée en restauration des propriétés affectées par le feu, l’eau, les moisissures et autres dangers biologiques.

Alors que les 80 000 habitants regagnent peu à peu leur foyer, ils ne peuvent que constater les dégâts occasionnés par l’incendie. Les traces de fumée sont partout, infiltrées dans chaque recoin du domicile jusqu’au système de ventilation.

La demande est telle que les processionnels sont largement débordés. L’entreprise de Dieppe a donc décidé de venir en renfort. Elle a décroché suffisamment de contrats pour rester sur place encore plusieurs semaines.

«On est prêts à rester là-bas aussi longtemps qu’on a besoin de nous», lance l’entrepreneur.

Les employés de PuroClean assurent le nettoyage d’urgence de la maison de A à Z, au grand soulagement des propriétaires. Une fois l’ouvrage achevé, la vie peut reprendre son cours.

«Ça les aide, si on n’était pas là, ils devraient attendre longtemps avant de retrouver leur maison, assure Rémi Doiron. Les gens sont très inquiets de la toxicité de l’air et des particules. Quand on termine, ils sont tellement heureux, certains ont même fait des câlins à nos employés!»

Plafonds, murs, surfaces, une bonne partie du travail consiste à aspirer les résidus et assainir l’environnement. L’équipe a aussi amené avec elle une série d’équipements et systèmes de purification d’air.

Des générateurs d’ozone sont notamment utilisés pour détruire les particules organiques présentes dans l’air et éliminer les odeurs.

Ce n’est pas la première fois que Rémi Doiron intervient suite à une catastrophe. En 2013, il avait séjourné à High River lorsque l’Alberta avait été touchée par les inondations.

De retour à Dieppe pour quelques jours, il garde des images plein la tête. Le paysage calciné l’a particulièrement frappé à son arrivée dans la région sinistrée.

«Ce qui m’a marqué là-bas c’est l’ampleur de la destruction. Comme entreprise de restauration, on voit des désastres tous les jours, mais jamais à ce niveau-là. Des quartiers entiers ont été complètement rasés.»

Rémi Doiron constate que Fort Mc Murray vie encore au ralenti. Si l’avis d’ébullition de l’eau vient d’être levé, l’accès restreint aux zones les plus endommagées a été prolongé.

«La ville opère à 20% tout de suite, beaucoup de gens n’y sont pas retournés. Ça affecte les entreprises locales qui n’ont pas de main-d’oeuvre pour rouvrir. Les restaurants ont des horaires limités, les magasins sont vides… Ça va prendre longtemps avant que Fort McMurray revienne.»