Les Coopératives jeunesse de services ont le vent dans les voiles au N.-B.

La Coopérative de développement régional-Acadie (CDR-Acadie) étend ses Coopératives jeunesse de services (CJS) avec l’ouverture de deux nouveaux centres.

Maintenant offert aux jeunes de la région de Chaleur et du Sud-Est, la CDR-Acadie compte dorénavant sept CJS à son actif.

La viabilité du projet ne fait aucun doute, estime le directeur général Melvin Doiron.

«Il est intéressant de voir que nous en sommes déjà à notre 7e année du projet et que maintenant, on compte sept centres sur notre territoire.»

L’initiative en place depuis 2009 permet aux jeunes âgés de 12 à 17 ans d’acquérir une expérience de travail incomparable. D’autant plus, ils sont en mesure d’examiner et de comprendre les rudiments entourant le monde qu’est la gestion d’une entreprise, explique Maude Duguay, chargée de projet du CDR-Acadie.

La création d’un tel concept revient à une dizaine de jeunes, originaire de Hearst, du nord de l’Ontario. Depuis son instauration en 1983, le projet a surtout connu du succès au Québec. Aujourd’hui, la province a plus d’une centaine de centres à son actif.

Après avoir étudié la question assez longuement, le comité a conclu qu’il était favorable d’implanter des CJS hors Québec.

«D’abord et avant tout, c’est de l’expérience de travail que les jeunes obtiennent à un très jeune âge. Le projet, c’est aussi une franchise dans le sens où c’est une approche plus particulière et systématique pour encadrer l’apprentissage, en plus d’offrir des emplois d’été», poursuit M. Doiron.

Chaque coopérative embauche une douzaine de jeunes chaque été. De plus, elles permettent la création de deux emplois d’animateurs pour des étudiants du niveau postsecondaire. C’est le cas Marie-Pier McGraw. Les nouvelles recrues commenceront à travailler dès la semaine prochaine.

Étudiante en kinésiologie à l’Université de Moncton, il s’agit d’une expérience qui pourrait lui être bénéfique pour sa carrière.

«C’est un petit défi que je me suis donné, dit-elle. Apprendre à gérer un groupe peut me donner des connaissances si un jour je veux ouvrir ma propre clinique.»

Les étudiants qui agiront comme animateurs pour la saison estivale doivent suivre une formation intensive de quatre jours. Cette formation leur permet de développer des compétences liées à l’entrepreneuriat, notamment le leadership.

En chiffre, la province compte 21 CJS, offre 42 emplois-étudiants comme animateurs, regroupe 231 jeunes de 12 à 17 ans et travaille en partenariat avec plus de 40 organismes dans le but d’éduquer les jeunes.