Légère hausse du taux de chômage au Nouveau-Brunswick

De mai à juin, le taux de chômage est passé de 9,9% à 10,3% dans la province.

Cette progression s’explique surtout par une hausse de la population active (les personnes qui travaillent ou qui recherchent un travail) qui est passée de 386 700 à 389 500

Le nombre d’emplois a augmenté, avec 700 emplois à temps plein de plus et 400 emplois à temps partiel de plus qu’au mois de mai.

Le chef de l’opposition, Bruce Fitch, n’a pas tardé à tacler le gouvernement libéral.

«Beaucoup de gens sont revenus de l’Ouest canadien et le gouvernement doit y faire face. Il y a plus de travailleurs, mais pas assez d’emplois. Quand on parle de faire croître la population, il faut d’abord s’assurer qu’il y a des emplois disponibles.»

Le premier ministre Brian Gallant a répondu que la province compte 1100 emplois de plus ce mois-ci.

«Les entreprises doivent être félicitées. Elles ont travaillé fort dans les conditions difficiles de l’économie canadienne. En 2015, le Nouveau-Brunswick a connu une croissance de 1,9%, la quatrième plus forte au pays.»

Il se réjouit également de l’augmentation de la main-d’oeuvre.

«Avec notre population vieillissante, il faut faire tout ce qu’on peut pour que les gens du Nouveau-Brunswick puissent rester ici, revenir dans la province et qu’on attire de nouveaux arrivants», déclare M. Gallant.

Au Canada, le taux de chômage a diminué de 0,1 point de pourcentage pour s’établir à 6,8% en raison d’un nombre moins élevé de personnes à la recherche de travail. Il s’agit de la variation la plus faible depuis deux ans.

En juin, l’emploi a diminué chez les hommes de 55 ans et plus, tandis qu’il a progressé chez les jeunes de 15 à 24 ans.

La Colombie-Britannique est la seule province à avoir enregistré une croissance de l’emploi (+16 000 ou +0,7%). Le taux de chômage dans la province s’est fixé à 5,9%, soit le taux le plus bas au pays.

Les autres provinces ont connu peu de variation.
– Avec la participation du journaliste Mathieu Roy-Comeau