Croissance modérée à l’horizon au N.-B.

La faible croissance économique au Nouveau-Brunswick devrait se poursuivre au moins jusqu’en 2017, selon le Conseil économique des provinces de l’Atlantique.

Dans son rapport automnal, publié lundi, le CÉPA prédit que le produit intérieur brut du Nouveau-Brunswick augmentera de 0,5% cette année. Il attribue la faiblesse de ce taux à la fermeture de la mine de PotashCorp près de Sussex.

L’organisation est à peine plus optimiste pour 2017. Il estime que la croissance se chiffrera alors à 0,8%, à condition que les exportations canadiennes augmentent et que la croissance de l’économie américaine soit plus forte.

Elle prédit également que le taux de change ne changera pas dramatiquement d’ici à la fin de 2017. Selon le CÉPA, le dollar canadien va valoir de 0,75 à 0,80 dollar américain au cours des prochains mois. Vendredi dernier, à midi, le taux était de 0,7471.

Cela va affecter l’économie néo-brunswickoise. «Avec le taux de change qui devrait demeurer stable, le CÉPA prédit que l’augmentation du tourisme et des ventes au détail vont se dissiper en 2017», lit-on dans son rapport.

Il note que les ventes au détail ont augmenté de 2,4% au Nouveau-Brunswick en 2015. Il prédit que la hausse sera de 2,3% cette année et seulement de 2% en 2017.

Ce portrait plutôt prudent de l’avenir de l’économie du Nouveau-Brunswick ressemble à ceux dressés par plusieurs grandes institutions nationales. Depuis le début de l’année, plusieurs grandes institutions nationales ont ajusté leurs prévisions à la baisse.

Dans son plus récent rapport, publié au début octobre, la Banque de Montréal prédit elle aussi que l’économie néo-brunswickoise croîtra de 0,5% cette année et de 0,8% en 2017.

Le gouvernement provincial croit pour sa part que le PIB augmentera de 0,4% cette année, après avoir connu une croissance de 1,9% en 2015.

C’est ce que l’on peut lire dans la dernière mise à jour financière du ministère des Finances, publiée en août dernier.