Sears Canada bat de l’aile

Sears Canada fait face à de sérieuses difficultés financières, quelques mois à peine après avoir annoncé l’ouverture de deux centres d’appels au Nouveau-Brunswick. Ces centres sont toujours ouverts, mais pour combien de temps?

L’entreprise a dévoilé des résultats trimestriels particulièrement inquiétants mardi. Les nouvelles sont tellement mauvaises que l’assemblée annuelle des actionnaires qui devait avoir lieu mercredi a été reportée.

Sears Canada bat sérieusement de l’aile. Au cours des trois premiers mois de son année financière, elle a enregistré une perte nette de 144,4 millions $ (soit 80,8 millions $ de plus que lors de lors même période en 2016).

Comme si cela ne suffisait pas, elle n’a pas réussi à aller chercher les prêts dont elle avait besoin pour s’acquitter de ses obligations au cours de la prochaine année. Dans un communiqué de presse, elle explique que cela jette «un doute important sur la capacité de la société à poursuivre son exploitation.»

Pendant qu’elle continue de se transformer, elle tente de trouver des solutions financières et des solutions de rechange à ses problèmes de liquidité, dit-elle.

«Une restructuration financière ou la vente de la société pourraient faire partie de ces solutions de rechange», avance-t-elle.

Le N.-B. perdrait une partie de ses subventions

Sears Canada a annoncé plus tôt cette année l’ouverture de centres d’appels à Edmundston et à Saint-Jean qui doivent employer 530 personnes.

Le gouvernement provincial a sorti son chéquier pour la convaincre de prendre cette décision et a annoncé qu’il lui accorderait 8,7 millions $ en prêts et en subventions.

Une bonne partie de cette somme sera versée à condition que les emplois soient créés, mais le gouvernement pourrait vraisemblablement perdre de l’argent malgré tout.

Selon des propos de la ministre responsable d’Opportunités NB, Francine Landry, rapportés par le quotidien Telegraph-Journal, Fredericton a accepté de verser 2 millions $ à cette société sous forme de subventions inconditionnelles.

C’est cette partie de l’aide financière que Fredericton risquerait de perdre en cas de fermeture des centres d’appels.

Nous avons tenté d’obtenir une entrevue avec la ministre Landry, mardi, mais elle était à l’étranger et n’était pas disponible. Il n’a pas été possible d’obtenir une entrevue avec le PDG d’Opportunités NB, Stephen Lund, avant l’heure de tombée.

«Je ne peux pas spéculer sur les événements futurs»

Nous avons contacté le porte-parole de Sears Canada, Vincent Power, afin d’en savoir davantage sur l’avenir des centres d’appels de Saint-Jean et d’Edmundston. Il n’a pas été très bavard.

«Je ne peux pas spéculer sur les événements futurs, ce qui pourrait ou ne pourrait pas se produire lorsque des décisions sont prises sur le processus décrit dans notre communiqué de presse de ce matin, mais il n’y a pas de modification des plans pour les centres d’appels dans la mise à jour financière d’aujourd’hui», dit-il par courriel.

Il rapporte que les centres ont ouvert leurs portes. Les embauches et la formation du personnel se poursuivent, assure-t-il.