Le N.-B., quatrième pire marché de l’emploi en Amérique du Nord

Le gouvernement Gallant peut se targuer que le taux de chômage est en baisse dans la province, le Nouveau-Brunswick représente tout de même le quatrième pire marché de l’emploi en Amérique du Nord, selon une étude rendue publique jeudi matin.

L’étude, publiée par l’institut canadien Fraser, compare la robustesse des marchés de l’emploi des dix provinces et des cinquante États américains.

Les données ont été recueillies en 2014, 2015 et 2016. Plusieurs indicateurs ont été étudiés, dont la création d’emplois, le taux de chômage et la productivité.

Sans surprise, les quatre provinces de l’Atlantique sont parmi les cinq pires marchés de l’emploi en Amérique du Nord.

L’Île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador (sur un pied d’égalité avec la Virginie occidentale) ferment, dans cet ordre, la marche du classement des 60 juridictions.

Dans les critères évalués, le N.-B. est 54e (sur 60) au niveau de la création d’emplois, 57e pour la croissance de l’emploi dans le secteur privé et 58e pour le taux de chômage et le salaire moyen.

Globalement, les provinces canadiennes font beaucoup moins bien que les États américains. La Saskatchewan affiche le meilleur résultat au pays, mais occupe seulement le 15e rang en Amérique du Nord. La Colombie-Britannique est deuxième au Canada et 17e sur le continent.

Le classement est dominé, dans cet ordre, par les États américains du Delaware, de l’Oregon, du Dakota du Nord, de l’Utah, de l’Idaho et d’Hawaï.

L’Alberta est 31e (3e au Canada), l’Ontario est 44e (5e au Canada) et le Québec 53e (6e au Canada).

Au Nouveau-Brunswick, le taux de chômage a diminué de 1,6 point de pourcentage pour atteindre 6,5% en juillet. Cela représente le taux le plus bas depuis 1976, année où des données comparables ont commencé à être publiées.

Cette tendance s’explique principalement par une diminution de la population active, explique Statistiques Canada dans son dernier rapport mensuel.

Interrogé par l’Acadie Nouvelle au moment du dévoilement des chiffres de Statistique Canada, le 4 août, l’économiste Richard Saillant avait qualifié la situation de l’emploi au N.-B. de «pire qu’il y a un an».

«Il s’est perdu 2500 emplois depuis juillet de l’an dernier (au N.-B.). Le taux de chômage n’a diminué que parce que le nombre de personnes sur le marché du travail a chuté de presque 16 000, un chiffre sans précédent.»