Un salaire minimum à 15$ pénaliserait les jeunes, selon une étude

Faire passer le salaire minimum à 15$ de l’heure dans les provinces de l’Atlantique pénaliserait injustement les jeunes travailleurs, selon une étude de la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI).

De 12 700 à 28 900 emplois pourraient être perdus, affirme le vice-président de l’organisme, Jadi Morgan.

«Augmenter le salaire minimum peut initialement sembler être une bonne idée, mais de plus en plus d’études démontrent que ça fait disparaître les emplois.»

Plus de 60% des travailleurs au salaire minimum au Canada sont âgés de 15 à 24 ans. Des études démontrent que lorsque le salaire minimum augmente, les employeurs vont choisir d’embaucher moins de jeunes travailleurs pour préférer des gens plus expérimentés, toujours selon le FCEI.

En se basant sur l’Enquête sur la population active de 2016 de Statistique Canada, le FCEI a examiné l’impact du salaire minimum de 15$ de l’heure sur chaque province. À l’échelle nationale, entre 184 00 et 422 400 emplois destinés aux jeunes seraient perdus. Ces estimations comportent le nombre direct d’emplois perdus, ainsi que la diminution du nombre d’emplois qui seraient créés.

«Près de 90% des employés du Canada Atlantique qui sont des membres de la FCEI gagnent plus que le salaire minimum. Toutefois, des secteurs majeurs de l’économie – comme la vente et le tourisme – n’ont pas la marge de profit nécessaire pour absorber une telle augmentation», poursuit Louis-Philippe Gauthier, directeur des affaires provinciales pour le Nouveau-Brunswick.

«Plusieurs entreprises qui paient déjà leurs employés à 15$ de l’heure nous disent qu’il n’auront d’autre choix que de supprimer les emplois de jeunes travailleurs moins bien formés pour permettre l’augmentation de salaire d’emplois mieux rémunérés.»

La FCEI est la plus grosse association de petite et moyenne entreprises, avec 109 000 membres de tous les secteurs et régions de l’économie canadienne, dont 12 000 membres au Canada Atlantique.