Perspectives de croissance modérées au Nouveau-Brunswick

En 2018, l’économie néo-brunswickoise pourrait croître à un rythme plus faible que sur le plan national, prévoit le Conseil économique des provinces de l’Atlantique.

Dans un récent rapport, l’organisme prévoit que la croissance du produit intérieur brut (PIB) de la province devrait se limiter à 1% l’an prochain, contre une augmentation de 1,4% anticipée pour 2017.

En 2017, le Nouveau-Brunswick a bénéficié d’une hausse de ses exportations et une augmentation lors des neuf premiers mois.

La province comptait 16% de mises en chantiers et 5400 emplois à temps plein de plus au terme des trois premiers trimestres, principalement dans le domaine de la santé, du commerce et des services financiers ou professionnels.

Le ralentissement prévu pour 2018 s’expliquerait notamment par des projets d’infrastructure moins nombreux et des relations commerciales difficiles avec les États-Unis.

Par ailleurs, aucune embellie n’est attendue sur le marché du logement l’année prochaine.

En revanche, plusieurs projets devraient soutenir l’activité économique: la poursuite des travaux de dédoublement de la route 11, l’expansion de 205 millions $ du Port de Saint-Jean ou encore la construction de la mine Sisson, au nord-ouest de Fredericton.

Une confirmation du projet Atlantic Link est également attendue en janvier 2018. Proposé par le groupe Emera, le projet consisterait à construire sept parcs éoliens, cinq au Nouveau-Brunswick et deux en Nouvelle-Écosse, capables d’acheminer 5.69 térawatts par heure jusqu’au Massachusetts.

Selon le CÉPA, la fermeture des magasins de Sear’s Canada et de ses deux centres d’appel sera un frein à la baisse du chômage.

«La création d’emplois sera nulle alors que l’augmentation de 15% des cotisations de Travail sécuritaire NB alourdira les coûts du travail», peut-on lire dans le document.

D’après les projections du Conseil économique des provinces de l’Atlantique, Terre-Neuve-et-Labrador connaîtra une récession de 0,5% en 2018, tandis que la croissance de la population viendra soutenir l’économie de l’Île-du-Prince-Édouard (+1,9%).

Des investissements plus faibles mèneront à un ralentissement de la croissance économique en Nouvelle-Écosse (1,2%).