Fermeture de Sears: Danielle Mallet retrousse ses manches!

Il y a près d’un mois, Sears Canada a annoncé son intention de mettre une fin définitive à ses activités au Canada. La nouvelle en a surpris plusieurs, dont Danielle Mallet, concessionnaire du magasin Sears Hometown à Shippagan, mais l’entrepreneur de 59 ans n’entend pas se tourner les pouces pendant longtemps.

D’ici quelques mois, elle a pleinement l’intention de se lancer de nouveau en affaires avec son fils, Jean-Philippe Mallet, en ouvrant «Mallet Électros». L’entreprise s’installera dans le même édifice que l’ancien Sears et proposera une sélection d’appareils ménagers, de matelas et de télévisions.

Danielle Mallet est devenue employée de Sears en novembre 1979 et concessionnaire du magasin de Shippagan en 1999. Après 38 ans au sein de la même entreprise, c’est avec un pincement au cœur qu’elle a appris que son aventure avec Sears allait bientôt terminer.

«On savait que ça brassait depuis un bout de temps, mais on pensait toujours que ça allait se régler. Je ne pensais jamais recevoir l’appel pour nous dire qu’on ferme dans quatre semaines», dit-elle.

Contrairement à Sears Canada, la succursale de Shippagan continuait de réaliser de bonnes ventes. Elles ont même augmenté par rapport à l’an dernier, dit Danielle Mallet.

«D’un autre côté, quand j’ai commencé à y penser, je me suis dit que ce n’est pas parce que mon magasin marche bien à Shippagan que Sears Canada va rester ouvert.»

Malgré tout, la famille Mallet commençait déjà à songer à la suite depuis quelque temps.

«J’ai 59 ans. C’est certain que je me suis demandé si j’ai envie de me lancer encore là-dedans à mon âge, mais il faut dire que mon fils Jean-Philippe travaille avec moi, et lui, il a assez d’ambition pour 10 personnes. On aurait pu se rouler en petite boule et brailler, mais on a décidé de faire quelque chose.»

Danielle Mallet a bien hâte d’entamer la prochaine étape. Elle conserve de bons souvenirs de son ancien employeur.

«Sears, c’était comme une grande famille. Même avec tout ce qui s’est passé, j’en connais qui ont perdu leurs emplois, mais ils se sentent encore attachés à Sears. De mon côté, j’ai eu la chance de visiter plusieurs endroits que je n’aurais jamais cru voir. Je suis allée deux fois à Vancouver. On s’est beaucoup promené et on a rencontré du monde extraordinaire.»

Dans la Péninsule acadienne, la succursale de Caraquet a fermé ses portes cette semaine. Le magasin de Tracadie doit demeurer ouvert jusqu’au 29 novembre.