Un nom plus «régional» pour la Chambre de commerce de Campbellton

La Chambre de commerce régionale de Campbellton devrait-elle changer de nom afin de refléter davantage son caractère… régional?

C’est la question soulevée plus tôt cette semaine par la mairesse adjointe de Dalhousie, Gail Fearon.

Lors de la rencontre des comités lundi, cette dernière s’est interrogée sur le caractère régional de la Chambre de commerce régionale de Campbellton (CCRC). L’organisme était alors inscrit à l’ordre du jour pour révision et approbation du renouvellement de l’adhésion annuelle de la Ville.

Mme Fearon s’est alors demandé s’il n’était pas temps que la Chambre de commerce – qui a des prétentions régionales – démontre véritablement sa bonne volonté et adopte une terminologie plus représentative.

Il faut dire que le Restigouche-Est n’a plus de chambre de commerce à proprement parler depuis quelques années. Plusieurs entreprises et municipalités de ce secteur ont du coup joint les rangs de la CCRC.

Le questionnement de Mme Fearon survient au moment où la Chambre de commerce régionale de Bathurst a franchi ce pas en changeant son appellation. Le printemps dernier, elle est devenue la Chambre de commerce régionale Chaleur. Ce nom fut adopté à l’unanimité lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisation. «La Chambre de commerce (régionale de Bathurst) est une organisation régionale opérant avec un nom ne représentant qu’une seule des municipalités. Il est primordial pour une chambre de commerce régional de pouvoir compter sur un sentiment d’appartenance de toutes les municipalités et les localités qu’elle représente», avait alors fait valoir le maire de Pointe-Verte, Normand Doiron.

Nouvelle charge

Au Restigouche, ce n’est pas la première fois qu’un changement est proposé pour la CCRC. Une tentative similaire de rebaptiser l’organisme s’était soldée par un échec il y a quelques années. Le président de la CCRC, Régis Maltais, avait suggéré l’adoption de la terminologie «Restigouche» plutôt que «Campbellton». Il s’était toutefois buté à une opposition féroce du feu maire de Campbellton, Bruce MacIntosh, qui tenait mordicus au maintien du statu quo. Cette initiative de la CCRC avait causé un tel froid entre l’organisation et la Ville que le projet est mort dans l’œuf.

Interpellé sur la question, M. Maltais avoue que le raisonnement de Mme Fearon est tout à fait légitime et qu’il est peut-être temps de revenir à la charge avec cette initiative, imitant du coup la région Chaleur.

«La pression mise sur notre organisme à l’époque était insoutenable et nous n’étions pas aussi solides et en santé qu’en ce moment. Nous avions pris la décision de mettre notre projet sur la glace, le temps que les esprits se calment. Mais nous n’avons pas oublié. Et peut-être effectivement que les esprits seraient aujourd’hui plus ouverts et plus disposés au changement», indique M. Maltais.

Un sondage maison réalisé lors de la première tentative et qui avait démontré un certain sentiment d’appartenance des membres envers l’appellation en vigueur. Toutefois, le bassin des membres s’est largement agrandi depuis, la CCRC ayant décidé d’être plus régionale. «Et je pourrais très bien comprendre que l’on veuille un nom qui reflète plus fidèlement notre nouvelle réalité. Après tout, on dessert tout le Restigouche, par seulement Campbellton. On l’a compris dans la région Chaleur et ils ont montré l’exemple. Je crois que ce serait une bonne chose que l’on suive cette voie également», estime-t-il, ajoutant qu’il apportera cet item à la table du conseil d’administration.

Pour l’homme d’affaires, un changement de nom serait non seulement symbolique de la nouvelle réalité de la CCRC, mais aussi un message clair de la classe d’affaires et de la classe politique que la région est déterminé plus que jamais à travailler conjointement.