L’accord Canada-Europe pourrait ralentir les exportations américaines de homard

Un accord commercial entre le Canada et l’Union européenne pourrait nuire aux exportations américaines de homard.

La période des Fêtes est généralement occupée pour les exportateurs américains de homard, parce que le crustacé provenant d’Amérique du Nord est populaire dans certains pays européens. Mais le Canada et l’Union européenne ont négocié cette année un accord qui élimine les droits de douane sur les exportations canadiennes de homards vers le regroupement de 28 pays.

Le Canada, l’autre grand pays qui pêche le homard, dispose maintenant d’un avantage économique face aux États-Unis. Des membres du secteur américain du homard, établi en Nouvelle-Angleterre, ont affirmé que les exportations vers l’Europe étaient plutôt normales cette année, mais ont dit craindre ce que leur réserve l’avenir.

«Il y aura plus de pression pour les commandes de Noël et l’année prochaine, il y en aura encore plus», a déclaré Spencer Fuller, un acheteur de homard pour Cozy Harbor Seafood une entreprise de Portland dans le Maine.

Les nouvelles règles commerciales de la Loi de mise en oeuvre de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AECG) ont franchi leur dernier obstacle en mai. Les droits de douane sur le poisson et les produits de la mer étaient en moyenne de 11 pour cent et l’Union européenne est le plus grand importateur de produits de la mer au monde, ayant importé près de 300 millions $ de homard américain et canadien l’an dernier.

Les exportations canadiennes de homard vers l’Union européenne ont crû de 88 millions $ CAN en 2013 à plus de 192 millions $, l’an dernier, selon des données du gouvernement canadien.

Selon Stephanie Nadeau, la propriétaire de The Lobster Company à Arundel, dans le Maine, les règles commerciales pourraient finir par faire mal aux expéditeurs américains pendant les périodes les plus lentes de l’année.

«Ça nous place dans une situation très désavantageuse, a-t-elle ajouté. Quand c’est lent, ça va vraiment faire mal aux exportations.»

La demande durant les périodes occupées comme Noël pourrait être suffisante, a-t-elle estimé, mais elle pourrait s’effriter pendant la saison basse.