Fixation des prix du pain: des avocats avisent les consommateurs

Les trois cabinets d’avocats qui ont intenté des recours collectifs contre des compagnies canadiennes d’alimentation à propos de la fixation des prix du pain avisent les consommateurs que s’ils acceptent l’offre de Loblaw d’une carte-cadeau de 25 $ en guise de compensation, ils devront renoncer à certains droits.

Les cabinets Strosberg Sasso Sutts LLP, Renno Vathilakis Avocats et LPC Avocat signalent que Loblaw n’a fourni aucun détail sur ce qui sera attendu des consommateurs en échange de cette carte-cadeau. Ils ajoutent que la compagnie n’a pas dit non plus ce qu’elle sait sur l’ampleur de la fixation des prix.

Loblaw a reconnu qu’un tel complot n’aurait jamais dû se produire et que c’est par bonne volonté qu’elle offre aux consommateurs une carte-cadeau de 25 $.

Les avocats observent toutefois que Loblaw n’a pas dévoilé publiquement ce que ce stratagème avait coûté aux consommateurs canadiens ni la façon dont elle était arrivée à la somme de 25 $ en guise de compensation.

Puisque Loblaw a reconnu qu’elle a participé à un complot illégal pendant 14 ans, il est possible, d’après les avocats, que les consommateurs du Canada aient subi des pertes bien plus importantes que la valeur de la carte-cadeau.

Le communiqué publié mercredi par les trois cabinets d’avocats affirme que l’offre de Loblaw ressemble davantage à une promotion intéressée plutôt qu’à une compensation juste. Loblaw et les autres défendeurs sont donc invités à rembourser à tous les consommateurs les sommes obtenues illégalement.

Les autres défendeurs visés par les recours collectifs sont George Weston, une entreprise-soeur de Loblaw, Canada Bread, Grupo Bimbo, S.A.B. DE C.V., Empire Company Limited, Sobeys, Metro, Wal-Mart Canada, Wal-Mart Stores et Giant Tiger Stores.