Le marché immobilier du Grand Moncton en plein essor

Le marché immobilier du Grand Moncton est en pleine ébullition 2017 aura été une année record pour le marché immobilier du Grand Moncton et tous les indicateurs sont au vert pour que 2018 confirme la tendance.

Selon l’association des agents immobiliers du Grand Moncton, 2925 maisons ont été vendues en 2017, soit 9,2% de plus qu’en 2016. Jamais autant de maisons n’avaient trouvé preneur.

La valeur des ventes a progressé d’environ 11%, ce qui représente une hausse de près de 50 millions $. Et l’année qui commence s’annonce tout aussi prometteuse, affirme André Malenfant, directeur des ventes pour Exit Realty.

«On n’a pas besoin d’une boule de cristal pour prédire le futur, le marché est stable et toujours en hausse. Il n’y a aucun signe que le marché devrait ralentir. Moncton a le vent dans les voiles.»

Attirés par des prix plus abordables qu’à Montréal, Toronto ou Ottawa, de plus en plus de clients se tournent vers Moncton quand vient d’acquérir un domicile.

«On reçoit chaque jour des demandes de gens de l’Ontario, de la Colombie-Britannique, de l’Alberta. Il y a beaucoup d’intérêt pour la qualité de vie dans le sud-est du Nouveau-Brunswick», observe M. Malenfant.

«On voit de plus en plus de migration parce que le coût de la vie est tellement dispendieux dans l’ouest ou à Toronto… Ici la plus grosse part du marché se situe entre 120 000$ et 240 000$ pour une maison.»

Il y avait 1667 propriétés résidentielles à vendre pendant le mois de décembre, une diminution de 10,3% sur les 12 derniers mois. Il s’agit du niveau le plus bas depuis six ans.

Si le marché est longtemps resté favorable aux acheteurs en raison d’une offre bien supérieure à la demande, la tendance est aujourd’hui au rééquilibrage. Alors que l’inventaire immobilier diminue et que la demande progresse, le prix des maisons augmente.

Le prix de vente moyen s’est accru de 6,3% en un an. La tendance concerne particulièrement les maisons jumelées (+7,2%) et les maisons unifamiliales (+6,4%), alors la hausse du prix des appartements est plus faible (+1,9%).

«Je pense que dans quelques années, on se dirigera plus vers un marché qui favorise les vendeurs, prédit André Malenfant. Pour l’instant, le marché est assez équilibré alors qu’il y a quatre ans le marché était à l’avantage des acheteurs parce que le nombre de maisons en vente était beaucoup plus élevé.»

Il devient donc plus facile pour les vendeurs de trouver un acquéreur. En 2014, seuls 38% des domiciles avaient été vendus dans l’année, contre 58% en 2017.

En décembre, le prix de vente moyen d’une maison unifamiliale dans le Grand Moncton était fixé à 184 900$. Il est toujours plus dispendieux de se trouver une maison à Dieppe où le prix moyen est de 249 800$, contre 189 000$ à Moncton et 171 400$ à Riverview.

À long terme, le prix de l’immobilier risque-t-il de grimper considérablement dans la région? «L’économie repose sur la rareté, si la demande continue d’augmenter et que l’offre diminue, le prix vont monter c’est certain. Mais on peut encore en prendre», répond M. Malenfant.