Le Madawaska prépare sa «grande séduction» à Paris et Bruxelles

Une vingtaine d’entrepreneurs du Madawaska s’envoleront pour la France et la Belgique afin de pallier une pénurie de main-d’œuvre.

Ils prendront part au Forum emploi de Destination Canada à Paris, du 13 au 15 novembre, puis à celui de Bruxelles, le 17 novembre.

Les entrepreneurs seront en mode séduction afin de pourvoir plus d’une centaine de postes dans 29 catégories d’emploi. Ils auront accès à un bassin de 4500 travailleurs présélectionnés selon les offres d’emplois proposées. Les candidats parlent le français, l’anglais ou les deux et auront l’occasion de rencontrer des agents afin de vérifier leur éligibilité aux programmes d’immigration. L’événement est notamment rendu possible grâce à l’Ambassade du Canada à Paris.

«Certaines entreprises ont différents types de postes à pourvoir. D’autres, comme les entreprises en transport, peuvent avoir une dizaine d’emplois à combler dans la même catégorie. Les offres sont très variées. Des entreprises du Nord-Ouest recherchent des caissières, des journaliers, des préposés aux soins et même des directeurs adjoints. On parle d’immigration économique ici. Ce sont des gens qui veulent améliorer leur situation économique. Ils ne remplacent pas des travailleurs canadiens. Ils combleront des postes vacants», a mentionné Lori-Ann Cyr, PDG du cabinet en gestion de la diversité culturelle Diversis Inc.

Les entreprises bénéficieront de l’appui de ce cabinet-conseil tout au long du voyage. Et la firme expliquera aux candidats et candidates la capacité d’adaptation et d’intégration dans le milieu de travail dans l’Acadie des terres et forêts.

«Ce n’est pas la première fois que nous allons accompagner des entrepreneurs dans une telle mission. Mais c’est la première fois que l’on représente La Ruche d’Edmundston et des entrepreneurs du Nord-Ouest», a indiqué Mme Cyr.

Alors que le taux de chômage est de 7,2% dans la région Madawaska-Charlotte, il se situe à 3,8% dans le Nord-Ouest. Cette situation, a-t-elle expliqué, a des répercussions sur les entreprises. Certaines peinent à pourvoir des postes stratégiques alors que d’autres voient leurs plans d’expansion menacés ou retardés.

«Des entreprises considèrent accroître leur productivité à l’extérieur de la région en raison d’une pénurie d’employés potentiels. Il y a une entreprise qui nous a confié que cela représente une vingtaine d’emplois perdus. Et ça, c’est pour une seule entreprise. Ce n’est par pour rien qu’il y a un nombre record d’entreprises du Nord-Ouest dans cette mission.»