40 ans plus tard, le CÉNB reste une voix forte pour les gens d’affaires

En 1979, Gilbert Finn et un groupe d’une cinquantaine d’entrepreneurs des quatre coins de la province ont décidé d’unir leurs forces afin de promouvoir le développement économique des francophones. Quarante ans plus tard, le Conseil économique du Nouveau-Brunswick a conservé toute sa raison d’être.

Jeudi soir, l’organisme a souligné son 40e anniversaire lors de son assemblée générale annuelle à Petit-Rocher. La ville hôtesse n’a pas été choisie au hasard. La première assemblée du CÉNB a été tenue dans cette municipalité de la région Chaleur en 1979.

Au fil des ans, le CÉNB a défendu plusieurs dossiers importants pour la communauté d’affaires francophones sur la place publique et auprès des instances gouvernementales.

«Le CÉNB a donné une voix aux entrepreneurs et à la communauté d’affaires francophones du Nouveau-Brunswick. Avant sa création, les entrepreneurs francophones n’avaient pas nécessairement de voix. Il n’y avait personne pour les défendre ou pour réclamer leur place dans l’économie du Nouveau-Brunswick», dit Thomas Raffy, PDG du CÉNB.

«Il y a 40 ans, nos prédécesseurs ont constaté un besoin essentiel de représentation pour notre communauté d’affaires et nous sommes fiers de continuer dans la même voie avec des valeurs communes qui s’avèrent toujours pertinentes aujourd’hui», ajoute Marie Chamberland, présidente du conseil d’administration.

Solutions

Selon Thomas Raffy, l’une des forces du CÉNB est le fait qu’il est axé sur les solutions. L’organisme a même organisé la Tournée des solutions en 2017.

«On ne va pas se plaindre. On passe à l’action, parce que c’est ce que font les entrepreneurs. Quand ils ont un défi, ils trouvent une solution. On cherche à collaborer, parce qu’il ne faut pas travailler en vase clos. Il faut travailler ensemble.»

Par exemple, d’après plusieurs sondages du CÉNB, les problèmes de main-d’oeuvre sont régulièrement cités comme étant l’un des principaux défis des entrepreneurs.

Des ententes ont récemment été conclues avec le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick et l’Université de Moncton. Le but est de pouvoir mieux répondre aux besoins du marché du travail.

«On n’a pas attendu cette entente pour collaborer. La collaboration existait déjà depuis plusieurs années. C’est une façon de formaliser l’entente. C’est important de s’asseoir ensemble et de dire qu’on va concrètement trouver des solutions pour créer des ponts entre les entreprises et les étudiantes et étudiants.»

Au fil des ans, le CÉNB a également accueilli plusieurs leaders d’affaires connus dans leurs communautés. Qu’est-ce qui explique ce renouvellement continu?

«Les gens d’affaires ont besoin d’un champion pour défendre leurs intérêts. Nos valeurs tournent autour du fait que les entreprises contribuent grandement à l’économie. Il ne faut pas être jeune ou moins jeune, un homme ou une femme, si on partage ces valeurs, le CÉNB c’est pour vous», résume M. Raffy.