Perspectives économiques en Atlantique: le N.-B. en queue de peloton

Une nouvelle étude indique que les perspectives économiques dans les provinces de l’Atlantique restent positives pour l’année prochaine, malgré une inquiétude croissante face à la menace d’une récession mondiale.

Le Conseil économique des provinces de l’Atlantique estime que l’Île-du-Prince-Édouard serait à nouveau en tête de la région, et que le Nouveau-Brunswick devrait enregistrer la croissance la plus faible des quatre provinces.

Selon le Conseil économique, un organisme de réflexion indépendant, le produit intérieur brut (PIB) réel du Nouveau-Brunswick devrait augmenter de 1,0 pour cent en 2019 et de 1,4 pour cent l’année suivante. La croissance économique du Nouveau-Brunswick sera alimentée par une immigration plus forte et par une augmentation des ventes de logements et des mises en chantier, estime l’organisme sans but lucratif.

À l’autre extrémité du spectre, le PIB de l’Île-du-Prince-Édouard devrait augmenter de 3,0 pour cent en 2019 et de 2,8 pour cent en 2020.

Le PIB réel de Terre-Neuve-et-Labrador devrait augmenter de 2,7 pour cent en 2019, principalement en raison de la hausse de la production de pétrole et de l’exploitation minière – une tendance qui devrait se poursuivre en 2020, alors que le taux de croissance devrait atteindre 2,4 pour cent. L’économie de la Nouvelle-Écosse devrait croître à un rythme similaire: 2,2 pour cent en 2019 et 2,4 pour cent en 2020.

« L’incertitude au chapitre du commerce mondial continue d’affecter la croissance économique, suscitant la crainte d’une récession », indique le Conseil. Mais la région de l’Atlantique reste quelque peu isolée des tendances économiques mondiales, rappelle Fred Bergman, analyste politique principal au Conseil. « Les ménages de cette région ont également moins de dettes hypothécaires par rapport au revenu après impôts, en raison du prix moins élevé des maisons, ce qui offre un coussin contre un éventuel ralentissement économique », estime M. Bergman.