Les effets de l’ouverture des frontières se font sentir dans certaines boutiques plus que d’autres à Edmundston. Partout, les propriétaires se réjouissent toutefois de voir de nouveaux visages après plus d’un an de pandémie.

Gérard Plourde, le copropriétaire du magasin de vêtements pour hommes Mercerie Raymond, souligne que les dernières semaines ont fait du bien, surtout après l’hiver difficile qu’a traversé la région.

«Nous voyons déjà l’impact de l’ouverture. Il y a plusieurs personnes de Dégelis et de l’extérieur qui sont venues nous rendre visite», s’est-il exclamé.

«On voit aussi beaucoup plus de véhicules circuler. Ça fait une différence dans le commerce.»

La Ville d’Edmundston était presque méconnaissable durant les longues semaines de confinement en début d’année.

Elle reprend depuis son rythme, mais petit à petit.

«J’ai l’impression que les gens ne viennent peut-être pas seulement pour les commerces, mais pour voir leurs parents ou leurs enfants et arrêtent nous visiter en même temps», a repris M. Plourde en précisant qu’environ 40% de sa clientèle pré-COVID-19 venait de l’extérieur d’Edmundston.

«Dans tous les cas, ça fait du bien de les revoir parce que nous avons des clients avec lesquels nous sommes très proches.»

À la Brûlerie du Vieux Poste, le feu vert aux frontières serait aussi un bon coup de pouce.

«La semaine où la frontière a ouvert, on a commencé à voir des gens de Dégelis. Maintenant, on voit de plus en plus de voyageurs et de touristes», a témoigné Éric Gingras, le copropriétaire.

Puisque le comptoir de services n’existe que depuis décembre 2020, la Brûlerie n’attendait pas grand-chose des assouplissements.

«Nous sommes toujours en progression, donc je ne m’attendais pas à un impact massif de l’ouverture des frontières. Finalement, ça aura définitivement eu un effet positif», a-t-il affirmé, satisfait.

Enfin, Alex Jessome du magasin d’articles de sports Jessome’s La Source du Sport, à Edmundston, note qu’il a retrouvé quelques-uns de ses clients québécois depuis les changements aux frontières.

Néanmoins, il note que d’autres refuseraient de revenir faire affaire au Nouveau-Brunswick, par rancune envers la gestion de la crise du gouvernement Higgs.

«Il y a beaucoup de gens qui ne veulent pas revenir. Ils sont fâchés envers le Nouveau-Brunswick et se disent: « Non, on va plutôt soutenir nos commerces locaux »», a-t-il évoqué.

Impuissant devant les décisions gouvernementales, le copropriétaire a plutôt choisi de dédier son énergie aux nombreux nouveaux clients qu’il a acquis pendant la pandémie.

Il garde aussi espoir que les amateurs de sports seront de retour en plus grand nombre une fois que l’obligation de s’enregistrer avant d’entrer dans la province et l’attente aux frontières auront cessé.

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