La facture d’épicerie prend une plus grosse bouchée dans le portefeuille des Canadiens, et de nouvelles recherches suggèrent que les problèmes de chaîne d’approvisionnement et les conditions météorologiques défavorables qui font grimper les prix des aliments ont aussi un impact sur le comportement des consommateurs.

Selon l’enquête menée par le laboratoire d’analyse agroalimentaire de l’Université Dalhousie en partenariat avec Caddle, les prix des aliments sont en voie d’augmenter de près de 5% cette année.

«Chaque section de l’épicerie est touchée par l’inflation – il n’y a pas une seule section qui n’a pas été touchée», a observé Sylvain Charlebois, directeur du laboratoire et professeur à l’université d’Halifax. «En général, on parlerait du chou-fleur, du boeuf ou des tomates. Cette année, ce sont différents produits à tous les niveaux.»

Cette hausse du coût des produits d’épicerie modifie le comportement des consommateurs, indique l’enquête, et de plus en plus de Canadiens consultent les circulaires hebdomadaires, utilisent des coupons et achètent des marques d’épicerie et des aliments à prix réduit parce qu’ils sont près de leur date d’expiration.

«L’élément important qui m’a étonné, c’est que 40% des Canadiens recherchent en fait des produits alimentaires à prix réduit», a indiqué M. Charlebois.

«De plus en plus de Canadiens recherchent ces rabais (pour des produits à consommer le jour même).»

Entre-temps, les chiffres de Statistique Canada montrent que les prix de la viande ont augmenté de 10% en six mois, une situation qui, selon l’enquête, a incité près de la moitié des Canadiens à réduire la quantité de viande qu’ils achètent.

«Les gens sont sous le choc à l’épicerie», a observé M. Charlebois. «Certaines coupes de viande ont vu leur prix augmenter de 30% depuis janvier.»

Les résultats du sondage indiquent également qu’environ les trois quarts des Canadiens ont remarqué ce qu’on appelle la «réduflation», soit la réduction de la quantité de nourriture dans un emballage pour s’ajuster à l’inflation sans augmenter le prix.

La stratégie de réduction des emballages en donne moins aux consommateurs pour leur argent sur plusieurs produits, des biscuits aux croustilles, en passant par le fromage et le jus d’orange.

L’enquête a également révélé que, bien que 86% de tous les Canadiens estiment que les prix des aliments sont plus élevés qu’il y a six mois, cette observation était plus prononcée chez les baby-boomers, 93% d’entre eux ayant remarqué la hausse des prix.

La situation pourrait cependant avoir un bon côté: la différence de prix entre les produits organiques et leur version traditionnelle s’est amoindrie dans certains cas, a observé M. Charlebois.

Les prix des denrées alimentaires devraient rester élevés dans les mois à venir, a-t-il poursuivi, puisqu’il est prévu que les coûts d’expédition, de main-d’oeuvre et d’autres intrants resteront élevés.

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