Le chef de l’organisme de réglementation bancaire du Canada a indiqué mercredi qu’il s’attendait à observer plus fréquemment des tempêtes de volatilité dans le secteur financier.

Dans son premier discours depuis son arrivée, en juin, à la tête du Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), Peter Routledge a souligné que le changement climatique et la numérisation étaient les deux plus grands risques auxquels le secteur est aujourd’hui confronté.

S’exprimant virtuellement dans le cadre du sommet annuel de l’Institut du risque mondial, il a affirmé que l’environnement de risque exigeait une transformation de l’approche et de l’organisation au sein de l’autorité réglementaire, afin de relever les défis à venir.

Au sujet du changement climatique, M. Routledge a affirmé que le régulateur s’efforçait de mieux comprendre les risques et d’augmenter les divulgations, puisque les données actuelles sont insuffisantes.

Il a ajouté que l’ère numérique créait un espace pour l’innovation, mais que les Canadiens s’attendaient à ce que les autorités réglementaires équilibrent cette innovation avec la stabilité financière.

Pour relever les défis à venir, M. Routledge a indiqué qu’il se concentrerait sur la transformation de la culture du BSIF, notamment en mettant davantage l’accent sur la sécurité psychologique et la diversité, ainsi que sur l’amélioration des données et la mise à jour de son cadre de surveillance.

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