Les ventes de Tim Hortons ont progressé au plus récent trimestre, mais elles continuent d’être inférieures à leur niveau d’avant la pandémie, en partie parce que la réouverture des bureaux est au point mort et fait en sorte que plusieurs cafés dans les centres-villes sont toujours déserts.

Pendant que les établissements de la chaîne de cafés dans les plus petites communautés sont occupés, ceux des centres-villes doivent jongler avec le faible achalandage de travailleurs, révèlent les derniers résultats trimestriels de l’entreprise, publiés lundi.

«Il y a un frein clair, concentré dans les emplacements urbains et super urbains de nos activités», a souligné José Cil, chef de la direction de Restaurant Brands International, la société mère des enseignes de restauration rapide Tim Hortons, Burger King et Popeyes.

Malgré le solide élan observé au début de l’été, l’augmentation des cas de COVID-19 attribuables au variant Delta et la remise en place de certaines mesures de santé publique ont suspendu les plans de réouverture et ralenti la reprise du restaurant.

«Le centre-ville de Toronto, par exemple, n’a toujours pas repris le travail», a observé M. Cil lors d’une conférence téléphonique avec des analystes. «Beaucoup de grands employeurs ont repoussé leur retour au bureau jusqu’en 2022.»

Tim Hortons est également aux prises avec des pénuries de main-d’oeuvre, des perturbations de la chaîne d’approvisionnement et des hausses de coûts – des problèmes qui affligent une grande partie de l’industrie de la restauration à travers le pays.

Le directeur financier de Restaurant Brands, Matt Dunnigan, a affirmé que la société mère fait face à un «environnement de coûts plus difficile» en raison de l’inflation générale et des salaires du personnel.

Il a ajouté que les prix étaient touchés par l’inflation et que la société cherchait à simplifier ses menus pour atténuer les pressions exercées sur la main-d’oeuvre.

Restaurant Brands a fait état d’un bénéfice du troisième trimestre en hausse par rapport à l’année dernière, ses revenus ayant augmenté de plus de 10%.

La société a réalisé un profit net attribuable aux actionnaires de 221 millions $ US, soit 70 cents US par action, au cours du trimestre clos le 30 septembre. En comparaison, elle avait gagné 145 millions $ US, ou 47 cents US par action, pour la même période un an plus tôt.

Les revenus ont totalisé près de 1,5 milliard $ US, un chiffre d’affaires en hausse par rapport à celui de 1,33 milliard $ US du même trimestre l’an dernier.

Les ventes des établissements ouverts depuis au moins un an ont grimpé de 8,9% pour la bannière Tim Hortons et de 7,9% chez Burger King. Celles des restaurants Popeyes ont cependant diminué de 2,4%.

Sur une base ajustée, Restaurant Brands a réalisé un profit par action de 76 cents US, comparativement à celui de 68 cents US du troisième trimestre de 2020.

Les analystes s’attendaient en moyenne à un bénéfice ajusté de 74 cents US par action, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

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